‹ Proverbes dramatiques (volume 5)Chapitre 155 sur 232 · SCÈNE IV ET DERNIÈRE. a · texte numérisé non relu

SCÈNE IV ET DERNIÈRE. a

cules qu'ils ne le sont, non plus. Que les nobles viennent à nous, nous les recevrons à bras ouverts. Nous ne sommes pas exclusifs comme eux.

MADAME FONTAVILLE.

Recevez donc mon Italien à bras ouverts; car c'est un jeune homme d'une des premières familles de son pays.

MADAME DDPUIS.

C'est un jeune homme, dites- vous?

MADAME FONTAVILLE.

A peu près de l'âge d'un M. Arthur que j'ai vu plusieurs fois chez vous.

MADAME DUPUIS

Et d'une naissance illustre ! Ëst-il bien ?

MADAME FONTAVILLE.

Il m'a paru grand ; il a de bonnes manières ; sa figure est noble et ne manque pas d'expression , quoique la nourrice de ma petite ait remarqué qu'il avait les yeux bleus.

MADAME DUPUIS

Je croyais qu'en général les Italiens étaient bruns.

MADAME FONTAVILLE.

Aussi l'est-il ; mais avec des yeux bleus. C'est une bizarrerie.

C'est une grande beauté.

MADAME FONTAVILLE.

Ah!

MADAME DUPUJS.

Quel dommage qu'il ne lui reste plus rien !

MADAME FONTAVILLE.

Je n'ai pas dit cela. Il perd bien soixante mille livres de rentes à peu près ; mais ce n'était pas toute sa fortune. Il avait trouvé moyen de réaliser des fonds considérables dont il cherche l'emploi.

MADAME DUPUIS

Ah ! tant mieux. Il faudra le mettre en rapport avec monsieur Dupuis qui se fera un plaisir de le guider.

MADAME FONTAVILLE, regardant la robe qui est sur des sièges.

Voilà déjà votre robe de bal?

MADAME DUPUIS, faisant des mines.

Mon Dieu, non. C'est tout bonnement une robe pour aller ce soir au Palais-Royal. Je ne peux pas m'en dispenser ; j'ai été cet hiver à toutes les fêtes qu'on y a données.

MADAME FONTAVILLE.

N'oubliez pas mon Italien , ma bonne amie. Ecrivez votre invitation tout de suite.

MADAME DUPUIS

Est-ce que vous allez vous en charger?

MADAME FONTAVILLE.

Sans doute.

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