‹ Proverbes dramatiques (volume 5)Chapitre 181 sur 232 · SCENE XI. 3a · texte numérisé non relu

SCENE XI. 3a

veut pas qu'on parle de ma tante , et je vous assure, maman, qu'il faudrait pourtant bien s'entendre un peu.

MADAME DELORME

Nous nous entendons très-bien.

LEONIDE.

Si vous saviez ce que m'a dit M. de Normont.

Il me l'a dit aussi; un mariage pour toi. N'est-ce pas cela ?

LÉONIDE

Je suis contente du moins, parce que vous lui aurez répondu.

MADAME DELORME

Que j'étais fort honorée; que nous en reparlerions plus tard.

LÉONIDE

Mais, maman, lui laisser croire que je pourrais l'épouser !

MADAME DELORME

Je suis mieux instruite que toi. Ce n'est pas pour lui qu'il te demande ; c'est pour son neveu.

FERWAND.

Alors , ma chère Léonide , cela devient plus raisonnable.

3a 4 LES DEUX SOEURS.

LÉONIDE

Pouvez'vous badiner, monsieur Fcruand, sur un pareil sujet.

MADAME DELORME

Fernand me comprend à merveille. Que veuxtu? Que nous allions confier à un étranger ce que nous n'avons pas encore jugé à propos de dire au père de Fernand. Ne devons-nous pas attendre la fin de son deuil? Ma sœur, bien certainement, ne sera plus avec nous à cette époque-là ? Je lui écrirai alors; et ce qui ne sera pour elle qu'une nouvelle fort indifférente serait, dans ce momentci, un sujet de tourmens continuels.

LÉONIDE

Ah ! maman, je vous y prends.

MADAME DELORME

Taisez- vous, petite fille.

LÉONIDE

Et si M. de Normont se croit en droit de me faire la cour pour son neveu ?

MADAME DELORME

Ceci regarde Fernand , ma bonne amie; c'est à lui de répondre.

FERNAND

J'ai beau me consulter, je ne m'imagine pas que je serais très-jaloux.

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