‹ Proverbes dramatiques (volume 5)Chapitre 26 sur 232 · SCÈNE XVII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVII

L'ARCHEVÊQUE, madame DE BERTHENAIS, M.LOVEL, madame DUFOUR, le marchand d'étoffes, LAURENT et madame BOUVARD.

l'archevêqde.

Eh bien , ma nièce, ce camail ?

MADAME DE BERTHENAIS.

Voyez, mon oncle; je l'ai raccourci avec dos épingles : ne fait-il pas mieux?

l'archevêque.

Monsieur Lovel , qu'en pensez-vous?

4a LA MATINÉE D'UN PRÉLAT.

M. LOVEL

Il est certain que c'est plus dégagé.

MADAME DE BERTHEJVAIS.

Mon oncle est au moins aussi grand que Fénélon [ et je suis sûre que ses camails ont quatre doigts de plus que ceux de l'archevêque de Cambrai, à en juger par les tableaux où il est représenté. Fénélon avait du goût; il avait deviné qu'un camail trop long ôte toute l'élégance de la taille. Il faut jouir de ses avantages. ( a Laurent. ) Avancez donc un peu, Laurent. ( Laurent obéit. ) Là, mon oncle , soyez de bonne foi , n'est - ce pas que c'est mieux ?

l'archevêque.

Je crois bien que oui , ma chère enfant ; mais ce dont je ne reviens pas, c'est qu'une petite femme comme vous ait été songer à cela. C'est touchant. Regardez bien , madame Bouvard, ce que demande

ma nièce. (Laurent va pour ôter le camail.) Un instant

donc, Laurent; qu'est-ce qui vous presse? laissezle encore, il faut que je m'y accoutume. Levez un peu le bras droit; c'est très-bien; oh! c'est trèsbien. Il est certain, comme dit M. Lovel, que c'est plus dégagé, beaucoup plus dégagé.

MADAME BOUVARD

Je connais de bonnes âmes, qui suivent toutes

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