‹ Proverbes dramatiques (volume 5)Chapitre 27 sur 232 · SCENE XVII · texte numérisé non relu

SCENE XVII

les bénédictions de Monseigneur, à qui ça va faire un plaisir!

MiDàMF. DE BERTHENAIS.

Par exemple, il faudra avoir soin d'attacher la ceinture plus haut. Vous comprenez , Laurent.

MADAME BOUVARD

Oh ! mais moi, Madame, je comprends trèsbien. Il est tout simple que le camail tombant moins bas, on doit remonter la ceinture. C'est physique.

M. LOVEL

Quand Monseigneur veut-il commencer à me donner séance ?

l'archevêque.

Je ne puis guère vous répondre, monsieur Lovel ; vous voyez comme mon temps se passe. C'est tous les jours de même.

MADAME DE BERTHENAIS.

Essayons de commencer mardi , mon oncle , dans votre bibliothèque; le jour y est très-beau ; personne n'y entre.

l'archevêque.

Il y a plus de six mois que la clef en est perdue; ce sera une occasion pour la faire ouvrir.

MADAME DE BERTHENAIS.

Vous entendez, monsieur Lovel ? Mardi.

l'arc hevêqce.

Mon camail sera-t-il fait pour ce jour-là?

LAURENT

Il n'y a qu'à le donner à mademoiselle Francelet, et lui dire qu'on le veut absolument; elle est si bonne ouvrière !

MADAME DE BERTHENAIS.

On ne commencera pas par le camail , d'ailleurs.

l'archevêque.

Nous n'avons rien décidé non plus pour les dentelles. Vous êtes charmante, ma chère petite nièce; mais vous êtes comme toutes les personnes qui ont beaucoup d'imagination , vous oubliez souvent l'essentiel.

MADAME DE BERTHENAIS.

Mon oncle, madame Dufour aura la complaisance de vous laisser son carton ; de cette façon là , vous pourrez choisir tout à votre aise.

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