M. ET MADAME LORI , MADAME DURAND, MADAME LEDOUX
Voyons qui de nous fera quitter place à l'autre. Vous n'avez pas répondu à la question que je vous ai faite. Dans quelle voiture êtes- vous venue ici ?
MADAME LEDOUX
Dans la voiture de M. Renjamin.
MADAME LORI
M. Benjamin n'a pas de voiture. C'était celle de son père , que madame Durand doit fort bien
i3a LE TRIBUNAL DE FAMILLE.
connaître, puisque c'est la même qui, il y a vingt ans , était tous les jours à ses ordres.
M. LOKI, riant.
Où va-t-elle se rappeler ces choses-là ?
MADAME DURAND, regardant son neveu.
Mais voyez donc quel rôle il joue !
MADAME LEDOUX
Je ne chercherai pas à embarrasser Madame ; mais je lui demanderai seulement d'où vient le nom de petit cousin qu'elle donne à M. Benjamin. Serait-il de la famille, par hasard ?
MADAME LORI
C'est une façon de parler, comme on dit généralement, pour désigner vos deux orphelins, les en fans de madame Ledoux , quoiqu'on sache fort bien que M. Ledoux n'était pas leur père.
M. LORI
Jamais je ne me suis autant amusé.
MADAME DURAND, à M. Lori.
Monsieur , faites vos réflexions. Si vous restez davantage avec cette femme, vous pouvez renoncer à mon héritage.
MADAME LORI
Il y a long-temps que j'ai prévenu Monsieur qu'il n'a rien à perdre de ce côté , et que vos dis-