SCENE XIII ET DERNIERE
pas parlé. Il serait plaisant que vous fussiez les seuls qui sortissiez bons amis de ce tribunal.
M. LpRI.
C'est ce qui nous arrivera.
MADAME LORI
Non pas , Monsieur. Votre caractère est trop incertain pour que je puisse jamais compter sur vous.
M. LORI
Tu aurais raison , ma chère Adèle , si je n'avais pas formé le dessein de me corriger.
MADAME LORI
Il est trop tard.
M. LORI
Accorde-moi seulement un délai d'un mois , et si tu ne trouves pas de changement dans ma conduite, si tu as encore à te plaindre de moi, je consens d'avance à tout ce que tu voudras.
MADAME LORI
Vous promettez plus que vous ne pourrez tenir.
M. LORI
Oh ! que non. Comme je sais d'où vient tout le mal
MADAME LORI
Vous le savez ?
i38 LE TRIBUNAL DE FAMILLE.
M. LORI
Oui, oui,jelesais.
Et d'où vient-il , s'il vous plaît ?
M. LORI
Tu ne voudras pas en convenir.
MADAME LORI
Peut-être. Dites.
M. LORI
Tu as toujours été trop jalouse.
MADAME LORI , riant aux éclats.
Moi !
M. LOKI
Tu as beau rire; oui, toi.
MADAME LORI
Il faut que vous me le disiez aussi affirmativement pour que j'en sois sûre.
M. LORI
Si je ne te donne plus sujet de l'être, oublierastu le passé?
MADAME LORI
Mon petit oncle, que dois-je faire?
M. LORI
Parlez pour moi , monsieur Taupin.
m. taupin.
Ma petite nièce, un peu d'indulgence, je vous