‹ Proverbes dramatiques (volume 5)Chapitre 92 sur 232 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

JULES et GEORGETTE.

JULES , à Georgette , qui suit tous ses mouvemens d'un air d'inquiétude.

N'aie donc pas l'air que tu as, Georgette. Cette ix. 11

16a LA GRTSETTE.

lettre est la plus heureuse lettre que nous puissions recevoir. ( il baise la lettre. ) Cher bon oncle ! Baisse-la aussi , ma Georgette.

GEORGETTE baise machinalement la lettre en regardant toujours Jules d'un air inquiet.

Je ne sais pas ce que je fais. Vous avez pourtant l'air bien content.

JULES

C'est la suite de la correspondance que j'avais avec mon oncle. Je craignais de t'en parler tant que je ne savais pas comment cela tournerait ; mais à présent qu'il n'y a plus rien à craindre , écoute. (H lit.)

« Mon bon ami , tu as répondu fort net à la « question que je te faisais sur ta Georgette. Elle « est dévouée et non passionnée. Tout était pour « moi dans cette distinction. » — Comprends-tu , Georgette ?

Non, monsieur Jules.

JULES continue de lire.

« Je l'aime aujourd'hui presque autant que tu « l'aimes; tu ne peux pas exiger davantage. D'a- « près ce que tu m'en as écrit, elle me rappelle si « bien ta pauvre tante que j'ai perdue ! Eh bien ! « mon ami , cette tante que tu as vue si distinguée,

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