‹ Proverbes dramatiquesChapitre 11 sur 255 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

M. JACOB

Elles sont dans un bel état.

M. LEFRÂJ9G.

Bast, bas^y laissez donc faire. Vous pensez bien qu'un vieux renard comme moi n'est pas venu de Paris comme un sot. Je connaissais madame Dumont de longue date. Je lui ai parlé château comme je savais qu'il fallait lui parler château.

M. JACOB

C'est qu'elle peut en trouver à meilleur marché.

M. LEFRÂHC.

Raison de plus pour profiter de son engouement , et ne pas lui laisser le temps de réfléchir.

M. JACOB

Dans ce cas, je crois que nous devons nous méfier du baron des Contours.

M. LEFRAI9C.

Qui, ce vieil hobereau?

M. JACOB

Depuis qu'on ne vous a vu ici , le vieil hobereau est mort, et son fils, après avoir mangé une grande partie de l'héritage, est revenu habiter le château que vous connaissez. Le voisinage de madame Dumont lui a mis la puce à l'oreille, et, dans un avenir très-rapproché, il voit déjà la possibilité d'un mariage entre eux. Je crains que pour se bien mettre dans ses bonnes grâces , il ne cherche à lui donner quelques lumières.

M. LEFRANG , d'im ton d'ironie.

Pour la dégoûter de cette acquisition? Le calcul serait adroit s'il a des prétentions sur elle. Où trouverait-il l'occasion de la revoir?

M. JACOB

Pensez-y toujours. C'est un écervelé qui peut renverser nos projets, en ne suivant que ses idées.

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