M. LEFRANC, M. JACOB
M. JACOB
Mais c'est tout-à-fait une princesse que votre madame Dumont.
M. LEFRANC
Tout-à-fait. Elle prétend que sa mère est née au Parc-aux-Cerfs.
«. JACOB
Au Parc-aux-Cerfs?
M. LEFRANC lai frappant sur l'ëpaule.
Je vois que vous ne savez pas votre histoire de France. Enfin, madame Dumont s'imagine être d'une origine très-relevée; et c'est ce qui lui donne les airs que vous venez de lui voir.
M. JACOB
Ainsi y nos cloches et nos coups de fusil ont été comme de cire.
M. LEFRANC
Je ne suis fâché que d'une chose à présent y c'est de n'avoir pas pensé à faire dételer sa voiture à vingt pas d'ici , pour la faire traîner par des paysans jusqu'à la grande porte. Je ne sais pas où j'avais la tête.
M. JAGOB.
Ma foi ! c'eût été encore une dépense ; je trouve que c'est bien assez comme cela^
M. LEFRANC
Songez donc qu'il faut la tenter par quelque chose^ si nous voulons lui vendre cette terre un prix un peu raisonnable. J'ai passé tout le temps du voyage à lui faire croire que c'était une espèce de royaume qu'elle allait acquérir; aussi les sujets ne l'ont-ils pas étonnée.
^ M. JACOB
Elle ne vous a pas encore questionné sur les revenus?
M. LEFRANC
Non; elle n'y a pas pensé. Elle a de l'argent à n'en savoir que faire. Outre son commerce , qui lui a donné des bénéfices énormes, elle vient de recueillir deux héritages sur lesquels elle ne comptait pas.
M. JACOB
Pour cent mille écus, il faudra pourtant bien lui donner quelque chose.
M. LEFRANC
Le loyer de la ferme.
M. JACOB
Trois mille francs.
M. LEFRANC
Des coupes de bois.
Qui suffiront à peine pour la chauffer.
M. LEFRANC
N'y a-t-il pas des vignes?