‹ Proverbes dramatiquesChapitre 112 sur 255 · C£NE III · texte numérisé non relu

C£NE III

MADAME DE WALTER

L'expérience vient avec la position.

MADAME DE RUDENS.

Tu m'étonnes.

MADAME DE WALTER

Qu'est-ce que c'est d'ailleurs que l'expérience? Votre expérience vous a-t-elle empêchée de me faire faire le mariage le plus singulier....

MADAME DE RUDENS.

Des reproches ! ma fille, c'en est trop.

LA BARONNE , bas k l'evêque.

Faites donc finir cela.

L'EVÊQUE , élevant la voix.

Avec ce rouge, remarquez- vous, madame la baronne , combien ces diaraans font d'effet ?

LA BARONNE

Aux bougies ils en feront bien davantage.

L'ÉVÉQUE

Je m'y connais; c'est un présent au moins de vingt mille fiorins.

MADAME DE WALTER

Vous me faites bien plaisir, monseigneur; c'est justement ce que m'a dit Abraham.

MADAME DE RUDENS.

Est-ce qu'Abraham vous les a estimés ?

MADAME DE WALTER

Non ; mais Abraham me les' a vendus.

^i» LA DISGRACE.

MADAME DE RUDENS.

Vendus !

( L D dùTiidAti^uiï téîut*t uinj itUri? i madame de WtJl*r, ") LK DOMESTIQUE.

Madame , on attend la réponse.

( Tl «on. ) MADAME DE WALTER-

C'est de ma cousine. Permettez-vous que je voie ce qu'elle m' écrit ?

LA BÂRONIVE.

Comment donc ?

MADAME DE WALTEE,

Voici une terrible nouvelle. Jugez-en. c^îi^uttiiui.) «Ma chère cousine, on vient de m'assurer que le margrave était indisposé, »

MADAME DE KUDENS , avec ti^acitï^.

Indisposé! contre qui? Contre nous? '

MADAME DE WAr*TER , conUiiumiu

« Son déjeuner lui a donné une assez forte indigestion. On craint que le bal de ce soir n'ait pas lieu. Mandez-moi , je vous prie ^ ce que vous en savez. Votre amie et cousine ,

tt Amélie de Sjevers, j»

MADAME DE BOOËNS , ât^ec mies colère coaceaLrvs.

Et l'on achète pour vingt mille florins de dianians, comme si c'était la première chose à faire.

MADAME DE WALTER , du plus grand sang-fioid.

Je vais répondre à ma cousine,

MADAME DE HCDENâ.

Quoi! qn'allez-vous hii répondre?

Page 1