SCENE III
M4DAMË DE WALTER.
Qu'il faut espérer que t:e qui est différé n'est pas perdu,
( Ell« wri. ) MADAME DE RtIDEWS. ' *
Je suis confondue. Je ne reconnais plus du tout ma fille. Vous n'avez pas d'enfans, vous, monseigneur ?
L'ÉVÉQUE
Plaît-il?
MADAME DE RUDEN5.
Mais madame de Greeiischloff en a eu ^ et elle peut se figurer ce que je dois souffrir. C'est donc là le prix d*une tendresse si active ! Infortunés parens, qui n'avez d'ambition que pour vos enfans , voilà votre récompense !
LA BARONNE
N'exagérons rien j madame de Rudens, ce n'est pas que pour ses enfans qu'on a de Tambition,
MADAME DE BUDETÎS.
Me reprocher son mariage !
T/ÉVÉQUE
N*allez pas faire de la maternité à contre-temps ; vous perdriez tout. On ne meurt pas d'une iij digestion. Le margrave a cette affaire fort à cœur, sojez-en persuadée. Une mère d'ailleurs ne doit-elle pas avoir de l'indulgence pour sa fille ? Je vais rôder de ce côté-là^ et je saïuuii vous faire tenir des nouvelles sures. Mais du calme, je vous en priej du calme.