SCÈNE IV
M. DE QUERVILLE, mademoiselle LEFÈVRE, BENOIT.
MADEMOISELLE LEFÈVRE, k Benoit, qui porte une bassinoire. OÙ allez-vous avec cela ? (BenoU la regarde sans lui rifpondre. )
M. DE QUERVILLE.
Vous n'entendez pas la question que vous fait mademoiselle ?
BENOIT
Monsieur, c'est mademoiselle Arsène qui m'a dit de porter cette bassinoire dans la chambre de madame.
Ma femme ne veut pas se coucher à cette heureci , j'espère. Il n'est pas sept heures. Nous sortons de table.
BFNOIT.
Je ne sais pas, monsieur.
M. DE QUERVILLE.
D'ailleurs elle ne ferait pas bassiner son lit aur mois de juin.
MADEMOISELLE LEFÈYRE.
Non, non, monsieur; c'est une suite des embarras que fait Arsène depuis que nous sommes arrivés; elle veut tout ranger, tout mettre en place. Elle est venue ce matin, jusque dans ma chambre, retirer un grand fauteuil qu'elle prétendait ne pas devoir y être.
BENOIT, .^levant la voix.
Ce fauteuil -là a toujours été dans le cabinet de madame.
M. DE QUERVILLE.
Plus bas donc. Allez porter cette bassinoire, et •vous viendrez me parler ensuite.
BENOIT
Monsieur, pourrai-je demander auparavant de la bourrache au jardinier ?
Qui est-ce qui a besoin de bourrache ?
BENOIT
Madame d'Orcy a commandé d'en faire de la tisane.
M. DE QUERVILLE.
Alors faites ce qu'elle vous a dit.
( Benoît sort. )