SCÈNE Vï
MonsifiUft «t MADAME DE QUERVILLE, madame DORCy, MADEMorëËLLE LEFEVRE.
M. DE QUERVILLE ^ a ki femoie qui enlrg ippuj^e iur la brq« en iwidafiic d'Orcr.
Eh! mon Dieu, ma bonne amie j qu'avez -vous donc?
MADAME D'OHCY.
Elle trouve qu'elle a fioid dans son cabinet.
M. DE QUERVILLE,
Il est plus petit que ce salon-ci , et il est à la niên^e exposition.
MADAME DE QTJERVILLE-
Que voulez-vous, monsieur de QuervîUe? c'est une idée qui m'a prise, (eiib s'assied mr uu «Mije. )
MADEMOISELLE LEFÉVHE, lui Tnetlanl un tjihouret tout les [tiedf.
Je connais bien cela»
MADAME D£ QUEH VILLE, li cpaïkioa d'Orcj.
Vous êtes restée toute la journée auprès de moi^ ma tante; j'en suis honteuse. Allez faire une petite promenade avant la nuit.
SGEKE YT. 2(Î9
MADAME D'ORCY.
Quand tu seras couchée, si tu t'endoFS, nous verrons.
M. DE QUERA^LLE prend une des mains de sa femme et se met k genoux devant elle.
Vous coucher, ma bonne amie! Vous êtes donc réellement malade? Mademoiselle Lefèvre, faites-moi le plaisir de dire à Jacques de seller un cheval; je veux envoyer chercher le médecin.
MADEMOISELLE LEFÈVRE
J'y vais tout de suite.
MADAME D'ORCY.
C'est inutile. Elle n'a besoin que de repos. I^aîssezmoi donc la conduire. Un peu de bourrache, une petite transpiration , c'est tout ce qu'il lui faut.
MADEMOISELLE LEFÈVRE , de l'air du plus grand intérêt.
Si, par hasard, vous vous trompiez, madame, et que ce fut un commencement de maladie.
MADAME D'ORCY.
Je ne me trompe pas, mademoiselle; ce ne sera rien.
M. DE QUERVILLE , qui n'a pas quitte son atdtude.
Elle a les mains assez fraîches ; son teint me paraît bon. Dites-moi, Mélanie, que ressentez-vous?
MADAME DE QUERVILLE.
Vraiment, monsieur de Querville, vous vous inquiétez trop : je vois des larmes dans vos yeux. Savez-
270 I/ENSEIGIfEMENT MUTUEL.
VOUS seulement ce que c'est qu une femme ? J'ai de Taffaiblissement, du vague; demain peut-être ne serat-il plus question de rien.
M. DE QUERVILLE.
Allons 9 allons y je ne vous tourmenterai pas davantage; mais si vous pouviez ne pas vous coucher, je le préférerais.
MADAME DE QUERVILLE, le regardant d'un air attendri.
Soyez content; je ne me coucherai pas.
M. DE QDER VILLE.
Voulez-vous que nous restions? Voulez- vous que nous sortions ?
MADAME DE QUERYILLE , en louriant.
J'aime mieux que vous sortiez; car je n'oserais plus être malade.
M. DE QUERVILLE.
C'est bien. Nous allons sortir. Mademoiselle Lefèvre aura la bonté de vous lire pendant ce temps-là quelques pages de ce roman nouveau qu'on nous a envoyé ; on dit qu'il est amusant.
MADEMOISELLE LEFÈVRE
Je vais le chercher.
( Elle sort. )
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