SCÈNE X
MADAME DUMONT, MADEMOISELLE SACHET, M. DES CONTOURS, vv BRIGADIER de gendarmerie.
MADAME DU MONT, allant aunievant de ces deux derniers avec un air agréable.
Je ne puis pas douter qu'on ait l'intention de me donner une fête, puisque je vois un uniforme de gendarme. Qui étes-vous, s'il vous plait, messieurs?
M. DES CONTOURS, roonutrnt le brigadier.
Madame, monsieur est le brigadier de gendarmerie du canton.
LE BRIGADTEB.
Qui me fera-z-honneur, moi et mes hommes , de vous protéger dans tous les cas qui le requèreront.
MADAME DUMONT
De me protéger!
Il veut dire vos propriétés.
LE BRIGADIER
Vos propriétés et toutes vos appartenances.
MADAME DUMONT, avec ironie.
Je suis très-sensible. (Au baron.) Et vous, monsieur?
M. DES CONTOURS
Je suis le baron des Contours, madame, maire de cette commune, et propriétaire d'une terre qui relève de la vôtre.
MADAME DUMONT, bas k mademoiselle Sachet.
Qui relève de la mienne ! Vous ne comprenez pas cela, vous. (Haut.) Ainsi, messieurs, à vous deux, vous représentez le civil et le militaire. Pourquoi le curé ne vous a-t-il pas accompagnés? c'eût été plus complet. Je me réserve de lui en faire des reproches. Est-on religieux ici ?
LE BRIGADIER
Pas autant que je le désirerais bien, madame. Nous n'avons point d'octroi ; le vin est trop bon marché; et surtout dans les temps de vendanges, moi et mes hommes nous avons toutes les peines