SCÈNE XL LES vnûcÛDETxs, M. LËFRANC , MADELAINE, ensuite JEAN
jVËTTE, sa mère et M. JACOB, k U tête de. paysans. M. LEFRANC.
Enfin je vous les amène ^ madame. Je ne m'étais pas trompé; c'était à qui vous chanterait la chanson du pays. Ce n'était pas un petit embarras que de leur faire entendre raison. Ils ont tiré au sort.
LE BRIGADIER
Au sort! Vous n'aviez qu'à m'avertir. Ah! parbleu!
M. JAGOB.
Du silence 9 et saluez tous madame.
( Les paysans saluent.) MADAME DUMONT, leur faisant des si^esde tête.
Bonjour, mes amis, bonjour, bonjour. J'ai grand
plaisir à me trouver au milieu de vous. Monsieur le brigadier^ faites*les ranger de chaque coté du salon pour que je puisse les voir comme il faut.
LE BRIGADIER , se précipitant au milieu de la fouI«v
Allons y allons 9 vous autres.
MADAME DUMONT, élevant la voix.
Pas de violence.
M. DES CONTOURS
Dans tout ce qui est ici, il n'y a pas un cœur qui ne batte pour vous, madame.
MADAME DUMONT
Je vous assure 9 monsieur le baron, que je suis bien
émue aussi. (EUe fait quelques pas> et se place entre Tes deux rangées dm paysans , accompagnée du baron et suivie du brigadier. ) jVIeS CnianS , j CS*
père que quand nous nous connaîtrons , nous serons contens les uns des autres; c'est pourquoi je veux bien vous dire que je suis sévère, mais juste, mais bonne. J'encouragerai le travail et l'industrie. Les hommes laborieux, les bons pères de famille peuvent compter sur ma protection, et, Dieu aidant, je tâcherai de leur donner, comme notre bon Henri IV, l'espoir d'avoir la poule au pot tous les dimanches.
M. JACOB, bas Si M. Lefranc.
Cela ne la ruinera pas,
LE BRIGADIER , s'sipprochant de M. Jacob.
Faudrait-il pas leur faire crier vive Comment
qu'elle s'appelle?