SCÈNE XX
MONSIEUR et MADAME DE QUERVILLE, MADAME D'ORCY^
MADEMOISELLE LEFÈVRE, CATHERINE
M. DE QUERVnXE.
Vous avez attendu un peu long-temps; mais j'ai vu le moment où je serais obligé d'atteler moi-même ;
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il n'y avait personne, ici. Le garde-chasse , qui est ivre-mort, leur a raconté qu'un ofBcier lui avait emprunté sa cabane pour un rendez-vous; ils ont voulu voir avec qui ; et ils étaient tous en embuscade depuis plus d'une heure quand je les ai envoyés chercher.
CATHERINE, dans l'oreille de madame de Querville.
Sainte Vierge ! l'ai-je échappé belle !
MADAME DE QUERVILLE, bas.
Paix. Taisez-vous.
M. DE QUERVIIXE.
A présent, madame de Querville, je suis entièrement à vos ordres.
MADAME DE QUERVIIXE, d'une voix caressante.
Mon ami, c'est que j'ai promis à Catherine de la reconduire à la ferme.
H. D£ QUERVILLE.
En calèche ?
MADAME DE QUERVILLE, riant.
Mais oui. Pourquoi pas?
Moi, pourvu que je vous enlève d'un côté ou d'un autre, cela m'est égal.
MADAME D*0RCY.
Ernest nous ayant écrit qu'il venait avec sa voi-^ lure , aller au-devant de lui eût été inutile.
300 L'ENSEIGNEIŒNT MUTUEL.
M. DE QUERVILLE.
Catherine n'est jamais montée dans une calèche , je parie ?
CATHERINE
Pour ça non , ben sûr, monsieur.
M. DE QUERVaLE.
Tant mieux. Si jamais vous, venez à Pai'is, Catherine, je vous mènerai à l'Opéra.
CATHERINE
Vous êtes trop bon , monsieur ; je vous remercie beaucoup ; mais j'ai b^i de la peine à croire que ça in'arrive. Il faudrait terriblement de choses à présent pour me faire quitter mon ménage.
M. DE QUERVILLE.
Ça fait voir du nouveau, Catherine.
CATHERINE
Et ça peut dégoûter de l'ancien , monsieur. Une femme qui veut rester heureuse ne doit pas chercher du nouveau.
où LA CHÈVRE EST ATTACHÉE , IL FAUT Qu'eLLE BROUTE.