‹ Proverbes dramatiquesChapitre 208 sur 255 · MADAME HÉBERT, RAYMOND · texte numérisé non relu

MADAME HÉBERT, RAYMOND

MADAME HÉBERT , k Raymond qui reste & la porte.

Approchez donc, Raymond , que je sache au moins ce que vous voulez de moi.

RAYMOND, s'avAnçant d'un air timide.

Ne le savez-vous pas ?

3M LE SEMINARISTE.

MADAME HÉBERT

Quoi ! c'est bien sérieusement que vous avez parlé à madame Laroche ?

RAYMOND

Oui, madame.

MADAME HÉBERT

Hé bien, mon ami, supposez que je vous consulte; oubliez qu'il est question de vous ; vous avez de l'esprit , de l'instruction ; vous pouvez distinguer ce qui est convenable de ce qui est ridicule; que penseriez-vous dé moi , si je vous disais que je suis au moment de contracter (EUe s'arrête.) Je n'ose pas prononcer le mot de mariage^ tant cela me paraît peu raisonnable.

Prononcez-le> puisqu'il n'y en a pas d'autre pour lendre votre idée.

MADAME HÉBERT

A la bonne heure; il est prononcé. Le jeune homme serait de votre âgé ; je ne l'aurais jamais regardé que comme un fils; je l'aimerais beaucoup, mais comme je devrais l'aimer, pas autrement; et pourtant il aurait formé des projets que vous connaissez, puisque ce sont les vôtres. Que répondriezvous?

RAYMOND

Que voulez- vous que je vous réponde? Je croyais, en venant vous trouver, n'avoir que des remercîmens à vous faire ; mais l'embarras où je vous vois m'anéantit.

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