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patrons, qu'elles ne remueraient aucune idée, qu'elles ne réveilleraient aucun souvenir. Ah! que je voudrais être gouvernement!
C'est la seule ambition de monsieur de Lormon.
M. DE LORMON.
Rien que pour châtier le premier auteur qui s'aviserait de traiter pour le théâtre des sujets tirés de l'histoire de France.
MADAME DE LORMON.
Il est certain qu'on ne respecte pas assez notre histoire.
MADAME DE MÉRIGNY.
Que j'étais simple alors! je trouvais agréable de l'apprendre comme cela, moi.
MADAME HERFORT
Moi aussi.
SAINT-PAUL
Il y a trop peu de choses dans les historiens. C'est toujours un roi qui succède à un roi , et puis un autre, et puis un autre, et toujours, toujours, toujours; c'est sans intérêt. Au lieu que de voir passer sous ses yeux les mœurs , les costumes , les usages , soyons de bonne foi, cela instruit beaucoup mieux.
M. DE LORMON.
Si on le prend ainsi ; si Ton croit que des parades sont des usages; que nos ancêtres ressemblaient à ce qu'on nous montre sur les tréteaux ; que nous n'é-
Gdogle
426 LA PREMIËIIE REPRÉSCPSTATIOBT.
tions que des baladins; qu'il n'y avait dans nos sen^- .timens rien qui fut au-dessus de ceux du vulgaire ; qu'en un mot, nous étions des hommes comme d'autres; que nos femmes n'étaient ni plus chastes ni plus fidèles que celles des classes moyennes ; l'esprit public a fait de grands progrès, il faut l'avouer.
MADAME DE MÉRIGNY
Messieurs, de grâce, un peu moins d'érudition, et revenons à la représentation de ce soir^ (Apewevant monsieur de Merigny. ) Ail OU S , voici mou maH; il DC va jamais au spectacle ; on va parler d'autre chose , et je ne saurai rien.