SCÈNE XVII
LES PSécéDEirS, MONSIEUR et MADAME DE CAMBR0U2X. ( Cette dernière est habillée avec une recherche de maurais goût. )
MADAME DE SELMAR, k madame de Cambrouce.
Vous n'attendez pas la fin du sermon ^ madame de Cambrouze?
MADAME DE CAMBROUZE.
Je n'attends jamais la fin de quoi que ce soit, ma chère dame. Demandez à monsieur de Cambrouze.
M. DE CAMBIIO0ZE.
Madame de Cambrouze en est souvent désespérante,
MADAME DE CAMBROUZE.
Que voulez-vous ? je suis méridionale, je suis vive; tout ce qui traîne en longueur me fait mourir. Cela n'empecJie pas que votre petit homme ne m'ait ravie.
ARTHUR
II ne faut pas qu'il le sache ; cela lui donnerait trop de vanité.
MADAME DE CAMBROUZE.
Dans notre Midi, il ferait fureur. En un mot, j'en raffole.... Il n'y a pas jusqu'à son petit nez qui ne me tourne la tête, quoiqu'il soit grand comme rien du tout; mais cela lui complète un air de béatitude qui, par malheur, se trouve aujourd'hui bien rarement dans le clergé.
, MADAME DE SELMAR.
Il faut que je continue ma quête. Voulez-vous m'étrenner, madame?
MADAME DE CAMBROUZE.
Je ne porte jamais d'argent sur moi; monsieur de Cambrouze va vous donner pour nous deux.
( M. de CamLroufe met de l'argent dans la bourse qae lui pre'sente madame de
Seimar. ) Il a l'œil si joli ! La bouche un peu dédaigneuse , ce qu'on est convenu d'appeler une bouche à la Louis XIV, chose qui se perd encore tous les jours ; voilà en quoi il me ravit. Je ne sais pas si