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SCÈNE XVI

M. DRAVEL, MADEMOISELLE YERDIER, emaite MADAME

DE SELMARt ARTHUR.

MADEMOISELLE VERDIER

Si j'avais son âge, je crois que je sauterais aussi. Mon bon monsieur, que vous êtes bien le frère de défunte ma digne maîtresse ! Il ne fallait pas la tenter long- temps non plus pour lui faire faire une bonne action.

IfADAME DE SELMAR , conduite par Arthur, s'arrête devant M. Dravel, en lui pre'sentant une bourse de quêteuse.

Mon oncle, j'ai voulu commencer par vous; c'est dans l'ordre.

M. DBAVEL,

A quoi est destinée la quête?

MADAME DE SELMAR.

C'est pour une œuvre que je ne connais pas»

M. DRAVEL.

J'en suis bien fâché, ma bonne amie; mais j'aime assez à savoir ce que je fais.

SGKIVK XVII. 99

MADAME DE SELMAR.

Vous me refusez donc?

Oui.

MADAME DE SELMAR, da ^\u gncùâ sërienx.

Mon oncle, une quêteuse, soit qu'on lui donne, soit qu'on la refuse , n'en doit pas moins une révérencej je vous prie d'accepter la mienne.

( Elle lai fait une profonde révérence. )

M. DRAVEL se lève pr^d^Umment de son fauteuil , et la salue très-gravement k son tour.

Madame , je suis excessivement reconnaissant.

MADAME DE SELMAR , bes 4 Arthur.

Mon oncle avare! je m'^ perds.

ARTHUR , bas k madame de Selmar.

Il prend la maladie des vieillards.

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