SCÈNE XXI
H. DRAVEL, MADAME DE SELMAR, madame .DE VERSEUIL. ARTHUR, MONSiEUB et madame de CAMBROUZE, mademoiselle yerdier!
MADAJIftE DE SELMAR k mademoiselle Yerdier qui n'ose pas entrer.
Que voulez-vous, ma bonne ?
MADEMOISELLE YEBDIER , s'avançant.
Ah I madame, je venais seulement dire à monsieur (Indiquant M.DraTei) que , s'il pouvait voir ce qui se passe en bas , ça l'amuserait bien.
MADAME DE SELMAR.
Que se passe-t-il donc en bas ?
MADEMOISELLE VERDIER, ayant l'air d'interroger Itf. Drarel.
Je ne sais pas si je dois dire , madame.
M. drAvel.
Dites tout ce que vous voudrez, mademoiselle Verdier; je ne fais jamais de secrets.
MADEMOISELLE VERDIER
Aussi bien , ce serait inutile , puisqu'à l'heure qu'il est toute la maison le sait. Monsieur a donc rendu au petit Joseph les cent vingt francs qu'il avait perdus. Ça a mis en goût tous les gens de madame , et c'est à présent à qui lui donnera quelque chose. J'ai beau leur dire que ce n'est pas la peine de le récompenser de ce qu'on l'a volé; que monsieur a fait la seule
chose qu'il y avait à faire en lui remplaçant son argent i c^est égal , le branle est donné ; on ne peut plus les retenir.
MADAME DE SELMAR.
Je reconnais enfin l'avarice de mon oncle.
MADAME DE CAMBROUZE.
Allons donc voir cela /madame; comme elle le dit| ce doit être amusant.
ARTHUR
Tous ces gens-là avaient-ils assisté au sermon seulement ?
MADEMOISELLE VERDIER
Pas un , monsieur.
MADAME DE CAMBROUZE.
Cela n'en est que plus méritoire.
M. DE CAMBROUZE.
Qu'est-ce donc qui les a décidés alors ?
MADAME DE VERSEDIL.
Le bon exemple que leur a donné monsieur Dravel. C'est désespérant pour les prédicateurs; mais les vrais sermons , c'est le bon exemple.
MADEMOISELLE VERDIER
Oui, comme on disait de mon temps:
tES ACTES SONT DES MAIES ET LES PAROLES SONT DES FEMELLES.