‹ Proverbes dramatiquesChapitre 66 sur 255 · MADAME LANOUE, RERREL, MANETTE · texte numérisé non relu

MADAME LANOUE, RERREL, MANETTE

MADAME LANOUE^ portant dea fleurs.

Je vous salue y monsieur Perrel ; vous venez de bien bonne heure. Manette, mettez-moi de l'eau

dans ces vases. ( Manette va pour prendre les vases. ) Je UC VOUS dîs

pas de les prendre; je vous dis d'apporter une carafe. (Manette sort.) Etes- VOUS aussi malhcurcux que moi, monsieur Perrel ? Je ne puis rien faire entendre à, cette fille-là.

If 8 LA FÙLIÈ.

PËRREL.

C'est qu'apfiaremment vous tous y prenete mal , madame Lano\ie : tout le temps qu'eWe a ét^ à mon se?rvice, j^èn ai été fort conte^M.

MADAME LANOUE, arrangeant tes fleurs.

Le service d'une femme et le service d'un homme c'est si différent! Vous ne pouvez d'ailleurs avoir que des habitudes bourgeoises, vous.

PERREL.

Si vous eussiez fait comme moi, qu'en arrivant ici vous fussiez redevenue paysanne...

MADAME LANOUE

Redevenue ! Je ne l'ai jamais ét^.

PERREL.

On dit pourtant que vous êtes née dans un village du Soissonnais.

MADAME LANGUE

On dit ce qu'on veut; mais on ne peut pas appeler paysanne une personne qui est entrée en service à l'âge de douze ans , et qui n'a jamais été qu*avec des grands noms; une personne qui a émigré ; une personne dont les sentimens monarchiques et religieux , le dévouement à la dynastie légitime... Vous êtes bonapartiste, vous, monsieur Perrel.

PERREL.

Ah ! vraiment !

MADAME LANGUE

Je ne vous en fais pas un reproche; mais, croyez-

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