SCÈNE V
MADAME LANOUE, ensuite MADAME LEGER. MADAME LANOUE.
J'ai dans l'idée qu'il est du comité directeur; maiH
le voilà terriblement ébranlé. Il faut leur parler ferme ; il n'y a que cela. Voyons à d'autres à présent. (A madame L«?ger qui entre.) Bousoir, madame Léger. Pourquoi monsieur le greffier n'est-il pas avec vous?
MADAME LÉGER
Son juge de paix lui donne à dîner aujourd'hui j mais il viendra plus tard avec nos enfans.
MADAME LAIiOUE.
Des enfans dans un rout, cela ne se fait guère.
MADAME LEGER
Vous allez vous moquer de moi , je ne sais pourtant pas encore ce que c'est qu'un rout.
MADAME LANOUE
C'est une assez bonne invention pour les personnes qui ne sont pas de fortune à recevoir souvent. On donne, dans un hiver, un ou deux routs; c'est comme une revue que l'on passe chez soi de toutes les personnes dont on sait à peu près le nom. Si vous êtes glorieux, vous faites servir des rafraîchissemens plus tôt et avec profusion; si vous êtes avare ou seulement économe, on les sert plus tard et avec prudence.
MADAME LEGER
Mais qu'est-ce qu'on fait de tout ce monde-là?
MADAME LANOUE
Quand on leur a ouvert la porte, on ne s'en inquiète plus. C'est une foule où tout le plaisir est d'être serrés les uns contre les autres.