‹ Proverbes dramatiques. Tome 4Chapitre 121 sur 254 · SCÈNE XVI · texte numérisé non relu

SCÈNE XVI

qu’il n’y ait plus de Providence. Donne-moi la main, Julien, tu seras mon fils. En vérité, je crois que je perds la tète , maître Morisset , car je suis quasi toute prête à vous demander des excuses.

LA MÈRE BORDIER

Moi, je ne fais pas la fine; je vous demande pardon à tous.

SCÈIVE XVI.

M. MERCIER, bAME MARGUERITE. MORISSET, la mère BORDIER. LE MAITRE DÉCOLE , JULIEN, MARIE .. THIBAUT.

, THIBAUT

Pourrez-vous ben me dicter mon testament, monsieur Mercier ?

DAME MARGUERITE, eflny».

Comment, Thibaut, ton testament! Est-ce que tu vas mourir ?

THIBAUT

Faudra ben que tu fasses le tien aussi, toi, et tous ceux qui se sont amusés à avoir plus d’un enfant.

LA MÈRE BORDIER

Encore du nouveau !

THIBAUT

Sans ça, c’te pauvre Marie, qui a le malheur d’avoir un frère, n’aurait rien après nous.

DAME MARGUERITE

Qui est-ce qui dit ça?

THIBAUT

Le pèlerin.

LE MAITRE D’ÉCOLE

Toujours le pèlerin !

DAME MARGUERITE

C’est donc le diable que cet honune-là?

LE MAITRE D’ÉCOLE

Ma foi ! je finirai par le croire; aussi suis-je tenté de faire pour lui le compliment que je préparais au baron.

MORISSET

Une volée de coups de bâton lui vaudrait mieux.

JUUEN.

Vous savez que je suis là, mon père.

LA MÈRE BORDIER

Mais enfin , monsieur le baron...

THIBAUT

Il n’en eSl plus question. Il n’a demandé des renseignemens sur sa terre que pour savoir combien il pourrait s’en faire payer de dédommagement; mais il ne s’en soucie pas pour y revenir.

Je ne comprends pas.

' M. MERCIER

Dans ce temps-ci, il ne s’agit pas de comprendre.

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