‹ Proverbes dramatiques. Tome 4Chapitre 148 sur 254 · SI · texte numérisé non relu

SI

M. UL'BüURG.

J’avoue que le maigre m’incommode, et pourtant Catherine peut attester

LE COMMISSAIRE

Mais, monsieur, je n’ai aucun caractère pour recevoir de pareilles confidences.

M. DU BOURG

Je n’en sais rien, moi. Que voulez-vous que je pense de tout ce que je vois? Je suis sorti à cinq heures, ce matin, de chez moi où j’avais laissé tout parfaitement tranquille; j’ai été conduire un de mes amis à la diligence; de là, j’ai pris un bain; çn revenant, j’ai acheté ces fleurs pour les apporter à ma

fille, qui les aime beaucoup et l’on vient me

parler de la philosophie moderne !

LE COMMISSAIRE

Vous n’aviez pas annoncé d’autres projets ?

M. DUBOURG

Je n’ai rien annoncé du tout.

LE ÇOMMLSSAIRE.

Vous n’aviez pas parlé de vous noyer ?

M. DUBOURG

De me noyer ! Le ciel m’en préserve.

LE ÇOMMLSSAIRE.

D e vous jeter à l’eau ?

M. IK'BOTJHCr, rilalaut de r"''-

Ah! ah! ah! ah! j’ai peut-être dit que j’allai.s

LES INTERPEÉTAT1UN8.

me jeter à l’eau , comme on dit en plaisantant lorsqu’on veut prendre un bai|i ; mais excepté mon ami, monsieur Robert, qui est sur la route du Havre dans ce moment-ci, personne ne peut m’avoir entendu. Je vous répète qu’il était cinq heures du matin.

MADAME BABYLAS

Je ne me suis levée qu’à six, moi.

CATHERINE

Vous disiez pourtant que vous aviez vu monsieur se noyer, vous, madame Babylas.

MADAME BABYUS.

Quel conte, mademoiselle Catherine! Comment aurais-je pu voir une chose qui n’est pas arrivée?

LE COMMISSAIRE, I M. Dulwarg.

Depuis une heure, c’est la nouvelle du quartier.

MADAME BABYLAS

Je saurai d’où cela vient, monsieur le commissaire, et je vous en rendrai compte; car si les honnêtes gens ne se soutiennent pas

LE COMMIS.SAIRE.

Monsieur, je vous fais mes excuses.

(TI Mittt Mv Dubottrg, «I t’ên *•■)

scÈKns xvm.

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