SCENE IX
r ^ tire tes toiiceurs k manuelle Agathe; et foilà comme ' * matanie est maîtresse.
SCENE IX
FIRMIN, M. SYLVESTRE. LALLEMA^D.
gy- ^ KIRMIN.
‘je croyais trouver ii^a belle-mère ici.
' ' LALLEMAND
' ,11 fient (le tescendre pour parler au meunier.
~ FIRMIN
^ ' Est-ce qu’il a déjà envoyé sa citation? •
LALLEMAND
"''/C Citation? Oui, monsié. **
•’ FIRMIN , riant.
^ Elle va encore en recevoir quelques autres.
* M. SYLVESTRE
. ■ Que prtîtendez-vous faire en l’accablant ainsi?
« FIRMIN
^ ,jTircr à la rie;ueiir toutes les conséquenees de son <• , système, monsieur Sylvestre.
* • M. .SYLVE.STRE. ,
.Trop est trop.
■ FIRMIN
■ « Vos inénagemens ne vous ont-ils pas bien avancé?
LE POUVOIR EN QUENOUILLE
Par exemple, je ne conçois pas comment vous avex , accepté le congé tpi’elle vous a donné. • ' .
M. .SYI.VESTRK. «
Je n’ai pas voulu la heurter. Vous voyez bien que . je n’en reste pas moins régisseur. Elle ne me remplacera pas; elle ne peut prendre de résolution sur . ^
rien
FIRMIN
Alors il fallait vous retirer tout de suite, et la , ’
laisser dans l’embarras. t. »
M. SY'LVF-STRE.
Vous parlez en jeune homme , monsieur Firmin; ^ mai j’ai de la famille.
FIRWIN.
Est-ce que vous auriez la prétention de vous main-, " ^ .
tenir au milieu de toute cette déraison? • ^
M. SYLVESTRE
Je ne puis pas dire au juste "quelles sont mes pré- ' • tentions. On n’a pas plus tôt quitté une place, qu’on s’en repent; on a beau se répéter qu’il y allait de votre honneur de ne pas la conserver; ces idées-là rinissent par s’affaiblir , et il ne reste plus que le re- ^ .gret d’avoir été un honnête homme. (ii rit.) p-
■'tirIiix , '
Vous ne pourrez pas céder sur tout.
M. .SYI.VE.STRE
On ne cède pas positivement, on .s'arrange.
Dkjiîszed
* • SCENE IX. 20
• • ' FIRMIN-
Gomment êtes-vous avec madame Loriol ?
M. SYLVESTRE
• . Elle ne me parle plus depuis quelques jours; ce qui ne l’a pas empêchée de m’écrire ce matin pour m’engager à ne pas quitter le château avant qu’il
. n’y soit revenu du monde.
FIRMIN
♦ Elle a donc peur?
M. SYLVESTRE
Sans au'cun doute; et c’est comme force armée
,, qu’elle me requiert. C’est toujours cela.
FIRMIN
^ Cette faiblesse aux prises avec je ne sais quelle vanité a bien son coté plaisant, vous en convien- .adrez.
M. SYLVESTRE
^ Oui , comme cela , quand on en cause; mais je vous
• . assure qu’à l’u.ser, c’est fort ennuyeux. Après tout,
il faudra bien s’y faire.
J FIRMIN
* Ah! monsieur Sylvestre, je ne vous trouve pas J, comme j’aurais voulu.
• • il. SYIaVESTRE.
Monsieur, je dois respecter les intentions de monsieur votre père. En envoyant une procuration aussi étendue à madame, s. ..,
30 LE POUVOIR EIV QUENOUILLE. •
FIIIMIN. *.
Vous auriez tort de penser qu’il a consenti à ce (jue l’on mît tout sens dessus dessous cliez lui. Il m’a bien écrit qu’il avait cru devoir cette inanjue de confiance à la résignation que sa femme monti’ait' » pour la prolongation de son ab.sence; mais il m’a* chargé en même temps de lui rendre quelques visites pour surveiller, sans qu’elle s’en doute, l’emploi de ^ sa nouvelle autorité. .l’ai lettre que je puis vous ^
montrer. , ' ■ *
M. .SYLVESTRK.
Monsieur, ceci change la thèse, et je suis prêt ' exécuter avec respect, comme venant de monsieur # . votre père, tous les ordres qu’il vous plaira de me donner. .
FIRMIN. • * ’ '
C’est Agathe qui doit mener madame Loriol? •
M. SYLVESTRE, avec hrutatiun.
MoiLsiour, je ne pourrais pas l’affirmer positive-j ' • meut. * '•
FIRMIN. ' . » '
Allons, vous voilà retombé dans vos hésitations.
M. SYLVESTRE. . '■ J
Monsieur , une personne du caractère de ma- *dame... .
FIRMIN. , * *'
Les personnes du caractère de ma belle-mère, lors- . * qu’elles ont abandonné le secret de leur faiblesse à un subalterne, s’en laissent volontiers dominer; mais
SCEIVE IX.
en revanche elles redoutent les gens sensés avec lesquels U faut garder des mesures. Pourquoi ne seriezvous pas de ces gens-là?
^ M. SYLVESTRE
Il faut être juste, monsieur. Outre qu’il ne me conviendrait pas de chercher à me rendre redoutable à madame, qui est-ce qui me .soutiendrait?
FIHMIN. ♦
Au moins, faites sauter Agathe.
, * LALLEMAND
.Monsié met le toigt tessus. Foilà ce qu’il fautrait faire avant tout. Ch’ainie pas à faire tu tort à per- ' sonne; mais, comme on tit, il faut mieux tuer le tiable que le tiahle nous tue; et mamzelle Agathe il
• nous tue. Il n’y a pas encore huit chours que, pour ■être pon serviteur, il ne fallait qu’être pou serviteur;
“ ensuite on n’était plus un pun serviteur si on n’était pas un plat falet ; ensuite il a fallu une chose, ensuite ^ il en a fallu une autre. Si pien qu’on ne sait pas à présent jusqu’où ça peut aller. Qu’on ti.se donc un fois pour toutes ce qu’on feut, etqu’on achoute plus rien,
# parce quera emparrasse.
FIRMIN
^ £h! bien, où t’es-tu arrêté, toi?
^ , * . LALLEMAND
Che me suis arrêté à pon serviteur; che sais pas
plus. V
LE POUVOin EN QUENOUILLE.
FIKMIN
Ce brave Lalleiiiaïul , il ne sera jamais à la hauteur du siècle; n’est-il pas vrai, monsieur Sylvestre?
M, SYLVFISTRK
Monsieur, monsieur, plaisante/, tant que vous voudrez; je u’ai jamais été pour les moyens violens, et je in’en suis toujours bien trouvé. Mademoiselle Agathe a l’oreille de sa maîtresse, cherchons à nous entendre avec mademoiselle Agathe. Ce n’est peutêtre pas impossible.
Fin MIN.
Pardonnez-moi, monsieur Sylvestre; c’est impossible. Songez donc que je représente mon père ici.
M. SYLVESTRE
Si par une transaction, cependant, nous pouvions parvenir....
FlRMlNy gaiement.
Lallemand, va me chercher Agathe; je vais transiger avec elle, moi.
LALLEMAND
Ah! monsié, che approufe pas ça. Fous alez peau faire le couracheux, vous êtes trop gai; Agathe est chen tille; vous n’étiez pas mal ensemble l’année ternière, fous transicherez mal.
FIRMIN
Fais ce que je te dis.
( I>aUeinanJ sort.
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SCÈIVE X.