‹ Proverbes dramatiques. Tome 4Chapitre 165 sur 254 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

LE COMMANDEUR

Parce que le chevalier de Servien , votre oracle, avait eu à s’en plaindre. Je les aimais beaucoup, moi; je les trouvais divertissans; et, tout le temps que j’ai eu de l’influence .sur la feuille des bénéfices , c'est incalculable le bien que je leur ai fait.

Ce que vous dites là, monsieur le commandeur, est <léjà un peu extraordinaire pour moi; jugez ce que ce doit être pour ces jeunes gens. Des abbés qui divertissaient, par exemple.

LE COMMANDEUR

On les voulait comme cela dans ce temps-là , ou les avait comme cela.

LA BARONNE

Je suis effrayée quelquefois, quand je pense à tout ce que j’ai vu en usage, et qui a besoin de commentaires pour être compris de la génération actuelle. Il me semble que je suis du temps de Pharamond.

LE COMMANDEUR

Moi, cela me fait l’effet contraire; je trouve la génération actuelle bien plus vieille que nous. J’ai beau chercher, je ne vois pas de quel temps elle peut être. Il faut convenir aussi qu’elle est bien embarrassée ; nous lui parlons d’un ancien régime qu’elle n’a pas connu; on lui en a fait un qui n’a jamais existé; et, tandis qu’on la tiraille à droite et à gauche, elle prend le parti d’aller toute seule, à sa guise, comme elle l’entend , se croyant bien plus raisonnable

LE SOITPEB.

qiMî tout ce qui l’a précédée. . C’est un grand malheur.

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