SCENE I
MADAME DU Pr.È# DENIS .MAD.\ME nUPRÉ.
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Oiii, mou cher ami, c’est comme cela depuis huit jours. Ton oncle sort dès le matin dans son cabriolet, et quelquefois nous ne le revoyons pas pour dîner.
DENIS
Mon oncle se mêlant d’élections avec toutes les affaires qu’il a!
MADAME DUPRÊ.
Il n’est plus question de notre fabrique, de notre commerce, ni de nos propriétés. Heureusement cela va finir aujourd’bui.
DENIS
Si c’était pour lui encore qu’il se donnât tant de peines. *
MADAME DCPRK.;
Le ciel nous en préserve! Mon mari député!... Ah! mon Dieu!
DENIS
Enfin on dirait : «C’est une idée qui lui est passée par la tète. » Mais à quoi ressemble-t-il que mon oniT. sn
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AVANT ET APRÈS
de, manufacturier et marchand par conséquent, se mette en quatre pour faire élire un homme qu’il sait être opposé à l’industrie et au commerce; un homme qui ne rêve que des chimères, qui est envieux de tout, qui ne voudrait que pour lui et pour les siens. Est -ce pour un pareil choix qu’il aurait dû employer l’influence qu’il a dans ce département?
MADAME UCPRÉ.
Je ne lui répète pas autre chose toute la journée.
• DENIS
Que vous répond-il?
MADAME DIIPBÉ.
Est-ce que je le sais? Il a la tète tournée des cajoleries qu’on lui fait. Ce sont des lettres, des visites, des invitations sans fin, sans cesse. Tu sais bien comme sont ces gens-là quand ils désirent quelque chose; rien ne leur coûte. Je lui dis quelquefois: «M. Dupré, pouvez-vous être innocent comme vous l’êtes, à l’âge que vous avez? — Taisez-vous, madame Dupré, taisez-vous; vous écoutez trop votre neveu; c’est un libéral.»