M. DUPRÉ, MADAME DUPRK. DENI.S
d'un Ion d’hiini^nr.
Ah! ah! encore Denis ici!
MADAME Dl PRK.
Ls-tii fatigué , monsieur Dupré? »
M. nUPKÉ.
Fatigué! oh bien oui, fatigué! Est-ce qu’on peut se
AVANT ET APRÈS
fatiguer à voir les gens que je vois? Tiens, madame Dupré, nous aurons beau faire, nous n!aurons jamais leurs manières, leur obligeance, leur aménité. J’ai déjeûné ce matin au château de la Bouquinière , j’y ai été comblé de politesse. La vieille madame de la Bouquiniére, qu’on dit si hautaine, aussitôt qu’elle m’a vu, m’a dit tout de suite: «Bonjour, monsieur Dupré. » Et soh fils, et sa belle-fille, et une façon d’ecclésiastique qui était là; c’était à qui me ferait le plus de prévenances.
MADAME DUPRÉ
Par quel hasard, monsieur Dupré, as-tu été par-là?
M. DUPRÉ
11 n’y avait pas de hasard ; j’y étais invité de longue date pour y déjeûner le jour des élections. C’est étonnant comme je plais à tout ce monde-là. Ma foi ! j’avoue qu’ils me plaisent bien aussi. C’est si poli ; c’est si gracieux !