M. DE BRÉCOURT, M. RENARD
M. DE BRÉCOURT, d’uo toa de fatuité.
Vous me demanderez donc toujours des signa-tures, monsieur Renard? Y a-t-il au moins, dans ces papiers, la destitution du percepteur de Saint- Martin que je vous demande depuis si long-temps?
« M. RENARD
Pas encore, monsieur le préfet, et je vais. vous en dire la raison.
M. DE BRÉCOURT
Mais il n’y< a pas de raison , monsieur , pour Tie pas
LA DESTITUTION
faire ce que je vous tlis. Il est vraifneiit étrangeque ce soit dans mes bureaux que je rencontre des obstacles à mes volontés. Vous savez que j’ai promis cette perception à ce jeune juif que ma femme a converti , et dont elle doit être incessamment la marraine.
M. REXARD.
Voilà justement ce que je voulais dire à monsieur le préfet. C’est que ce n’est plus madame son épouse qui passe pour avoir opéré la conversion du jeune Melcbisedech ; c’est madame de Grosse- Borne.
M. DE BRÉCOURT
Qu’est-ce que vous me dites donc? Nous le logeons ici depuis deux mois; nous l’avons habillé; nous le nourrissons; je pense à le faire nommer percepteur : fjuels moyens madame de Grosse- Borne a-t-elle employés de plus pour sa conversion ?
M. RENARD
c’est lui-même qui proclame cela partout depuis quelques jours. .
• M. DE BRÉCOURT
.le le ferai expliquer là-dessus. Après.
. . ( M. RENARD, presentaot un manuscrit.
Voici une comédie que monsieur Faustin destine à. notre théâtre, et qu’il dé.sire préalablement. sou- • mettre à la censure tle monsieur le préfet.
line comédie ! A quoi bon une contédie.? F.n