SCÈNE lÈ
toujours une bonne raison pour chaque mauvaise chose.
. M. DE BRÉCOL’RT.
Si j’écrivais au marquis...
MADAME DE BRÉCOURT
Non, non , mon ami ; je vous en prie en grâce. ,.
M. DE BRÉCOURT
Une lettre froide, mais polie...
MADAME DE BRECOURT.
Cela ne servirait de rien. , *
. M. DE BRÉCOURT. • , -f
où je lui demanderais en quoi j’ai pu déplaire.
MADAME DE BRÉCOURT
Ce qui déplaît en vous , c’est votre place qu’on veut donner à un autre.
M. DE BRÉCOURT
Je lui apprendrais aussi ce que c’est que monsieur de Grosse-Borne.
MADAME DE BRÉCOURT
Monsieur de Grosse-Borne a été au-devant de lUi à deux lieues de la ville.
■ M. DE BRÉCOURT
Beau mérite! Il était prévenu du jour de son arrivée; moi, je n’en savais rien.^
MADAME DE BRÉCOURT
Tout cela compte.
LA DESTITUTION
M. DE BBÉCOUBT.
Après le bien que j’ai fait, les services de toute espèce que j’ai rendus! Ah! si c’était à recommencer...
MADAME DE BBÉCOURT.
Vous VOUS conduiriez de même.
i ‘ • M. DE BRÉCOURT.
Certainement non. A présent que je vois jusqu’où peut aller l’ingratitude...
MADAME DE BRÉCOURT
Les gouvernemens ne sont pas plus reconnaisans q^ue les peuples; servez les uns , administrez les autres, quant) c’est fini, c’est fini. Tant mieux pour vous, si vous vous êtes bien comporté. Personne n’y pense. * .