M. DE BRÉCOURT, M. FAUSTIN
M. FAUSTIN
Je vous demande pardon, monsieur le baron, de m’être' présenté ici sans vous avoir fait demander une audience.
M. DE BRÉCOURT
Vous plaisantez, je crois! Ne suis-je pas trop heureux de recevoir la visite d’un homme d’esprit, et.
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SCÈIVE XTin.
ce qui vaut mieux, d’un homme indépendant? J’ai toujours eu la. plus grande estime pour vous, monsieur Faustin. Voiis n’étes pas de ces poètes comme il en fourmille aujourd’hui , dont chaque vers tire à bout portant sur une pension ; vous avez de l’originalité, de la verve, de la bonne foi et du bon sens ; car c’est en avoir beaucoup qi|e de ne pas sacrifier sa conscience en prodiguant des flatteries indignes d’un galant homme.
M. FAUSTIN
Monsieur, j’étais loin de m’attendre à une réception aussi gracieuse. Monsieur Renard , au contraire, m’avait fait craindre
M. DE BRÉCOURT
Que me parlez^ous dé monsieur Renard ? Pour vous qui faites des comédies, ce serait un excellent personnage à mettre en scène. Mais j’ai vu mieux que cela ce matin. Rencontrez-vous quelquefois monsieur de Grosso -Borne? Ah! celui-là passe toutes les proportions. Amusez-nous donc un peu à ses dépens.
M. FAUSTIN
Je ne me suis jamais permis aucune personnalité.
^ M. UE BRÉCOURT
Vous avez tort. Quand on trouvé un personnage bien complet, bien conditionné comme monsieur de Grosse-Borne,- c’est de bonne prise, et il ne faut, pas le laisser échapper. , -