SCÈNE XVI
M DE BRÉCOURT
Voilà un successeur comme on se le ferait faire. Mais qu’il est humiliant de penser qu’il va être entouré des mêmes personnes qui m’entouraient, et qui ne se-donneront seulement pas la peine de faire de différence entre nous! La sotte espèce que l’espèce humaine ! Madame de Brécourt trouve cela tout naturel; elle n’a aucun regret de ce qui nous arrive; elle ne veut pas même en tirer de réflexions; elle dit que c’est inutile. Son parti est pris; elle ne pense plus qu’à plier bagage. Ne peut-on pas plier bagage et réfléchir? Elle a heau répéter qu’elle n’a jamais regardé l’hôtel de la préfecture que comme un hôtel garni, notre voiture que comme une voiture de place; cela ne suffit pas; il faut étudier l’humanité, rire de cette présomption qui s’empare de tous les imbéciles qui touchent au pouvoir Mais que vou-
lait dire tantôt monsieur Renard, en prétendant que je pourrais être appelé à un poste plus éminevit que celui que j’occupe? Ces drôles-là sont quelquefois mieux instruits que nous-mêmes. Je parierais qu’il sait quelque chose. Il n’est pas louangeur; et, s’il m’a parlé de ma mre capacité, c’est qu’il avait ses raisons.
(Il sonne.) # ‘ •
T.A DESTITUTION
SCÈIVE XVII.
M. DE BRÉCOURT, PICOT, «...ti. H. FAUSTIN.
PICOT, anoon^nt.
Monsieur Faustin !
Picot, faites venir monsieur Renard.
M. FAUSTIN
Monsieur Je baron , je viens de son burea'u ; on m’a dit qu’il était sorti.
M. DE BRÉCOURT
Picot, vous vous informerez de son retour et vous exécuterez mes ordres.
( Picot lort. )
SCÈXE XVIII.