M. FAUSTIN, M. THIERRY. M. RENARD
M. RKNABD.
Monsieur le’ préfet n’est ptts là ? Il m’a fait demander.
M- FAUSTIN
Bonjour, monsieur Renard ; vous pouvez me rendre mon manuscrit.
M. RF.NARO.
Monsieùr.le préfet vous a-t-il dit qu’il n’y avait |>as de ma faute J .
8CÈNE %X1
M. FAUSTir<,-«ii ruDl.
Oui; mais quoique vous regardiez une pièce de théâtre comme un événement, je vais toujours faire repr'éseuter la mienne. , .
M. BKNARD,
Il VOUS l’a permis ?
M. FAUSTIN
Je pourrais presque dire qu’il m’y a forcé.
M. THIERRY
Bravo ! je suis enchanté. Puisque le voilà en train d’être raisonnable, ce cher monsieur de Brécourt, il faudra qlie, pour le carnaval prochain, il nous donne
M. RENARD. '
Au carnaval , il ne sera plus préfet ; ce sera monsieur de Grosse-Borne.
M. THIERRY
£h bien ! il faudra que monsieur de Grosse-Borne nous donne un bal.
M. FAUSTIN
Répétez donc, monsieur Renard.
M. RENARD
Monsieur de Brécourt est destitué.
M. FAUSTIN, ecldtaot de rire.
Ah ! voilà sa poétique.
M. THIERRY
Cela vous fait-il quelque cho.se à vous, monsieur Rénard? , >
LA BESTXTVTION
M. «GNARD.
Peut-être. - * -
M. THIERRY
Monsieur de Grosse- Borne dîne avec nous, j’ai comme’ envie d’aller lui offrir de le conduire dans ma voiture ; ce sera une occasion de lui parler du carnaval.
M. FAUSTIN
Vous pourrez même le féliciter sur le costume qu’il portera à cette époque-là.
M. THIERRY
Je ne veux pas me mettre à le plaisanter tout de suite, ce brave homme. Il faut le laisser s’établir. Adieu, monsieur Renard.
M. FAUSTIN, l M. Thierry'.
Je m’en vas avec vous. (A m. Renard.) J’enverrai chercher ma pièce demain; car elle va avoir besoin, à cette heure, de la censure de monsieur de Grosse- Borne. Bien heureux ceux qui ne font rien de leur esprit, ils n’ont pas de juges !
.( M. Thierry et M- Faastiii «orlWat es riaot. )