SCÈNE IV. . la
, , MADAME LORIOI» . ,
Ça ne m’amuse pas du tout ; mais il faut bien que je montre par quelque endroit que je ne suis plus *cette madame Loriol qui avait les mains liées.
AGATHE
Eh bien ! ce n’est pas par cet endroit-là que je ’ le montrerais. Je n’ai pas de conseils à donner à madame ; mais je ne voudrais pas trop me mettre en guerre avec les voisins; je ne voudrais pas faire continuer le fossé ; je ne voudrais pas faire arracher le boiiqtiet de bois.
MADAME I.ORIOI..
Dis-moi donc alors ce qu’il faut que je veuille; car il faut que je veuille quelque chose.
AGATHE
A la place de madame , j’aimerais mieux faire revenir Antoine, par exemple.
Y pense.s-tu ?
MADAME LORIOL
AGATHE
Voilà qui ferait un fier effet dans le pays. Un homme que monsieur a renvoyé en le menaçant de le faire pendre s’il se présentait jamais ici.
' MADAME LORIOL
Il faut être juste, Agathe, ce ne serait pas raisonnable.
AGATHE
Ah ! dès,que. madame le prend ainsi, je n’ai rien à
LE POUVOIB'EIV QUENOUILLE.
dire. Mais pour ne faire que ce qui était strictement raisonnable, nous n’avions qu’à rosU-r comme nons étions. • • . .
MADAME LüRIOI. . '
Tu ne me comprends pas.
AGATHE. '
Madame ne manquait de rien.
MADAME LORIOI-
Écoute-moi donc.
AGATHE
’ Elle était bien .servie; les gens que monsieur avait placés auprès d’elle étaient tous de bons sujets; mais enfin ce n’étaient pas des gens du choix de madame ; et je croyais que madame tenait , avant tout , à n’avoir que des g*ens qui lui fussent entièrement dévoués.
MADAME LOBIOL.
Sans contredit.
AGATHE
Qui ne fussent pas des espions.
MADAME LORIOl..
• Qu’est-ce qu’on peut espionner?
AGATHE
Madame serait bien sûre d’Antoine de ce coté-Jjà.