I.aisse-n0us , Paquitta. (En moniram dom Fraociica. ) Ma
dame est ma belle-mère.
LAJtlARQLTSE.
SiV.
** ' ' . ■* Alors madame, c’est , comme vous-même, (uic « re-
tourne sur l'a'juitta , qui ne l’dloigitc que Irntenioat , et quf revîonl !i la porte aos^itôt ^
y que la niarquîsc s ceasd du s'occuper d'elle.} SailS tloilte , inCSdaUieS , ^ * a
quoique je u’aie jamais eu rbouiieur tic me trouver * avec vous, mou nom ne vous est pas inconnu.... .le suis l’iiifortuiiée marquise.... -•
LA COMTESSE , lui ftcrraut la nwia.
Ab! madame!
IK)NA FRAXCJSCA, lui preiunl Vautre main.
Nous savons , madanie.
^ Ji
t X *..^ ? ^ T 8CEXE XV. ." •-* ^
LA MAllQL’ISK.
Oui, inesdaines. (kiio1«bioi. .uiu.) Je .suis si éiiuic, si
^ tremblante.... üserais-je vous prier de me faire don- *7 ' lier un verre d’eau? ,
Jt-
LA COMTESSE , «iipclant.
Paquitta!,
*• Madame.
PAQtlJfTTA , p«r4is4aDtmuMicAl- ^ *
jt' * LA COMTE.S.SE. * ■*».,■ »
Jil*^4L •
w { De l’eau et des verres. * '
P ^ (PdquiUa ftort.)
* LA MARQUISE
I Puisque vous êtes instruites, mesdames.... ^
’l îi * * • •
DONA FRANCLSCA. - i-
Nous savons seulement qu’un brigand.... ^ ♦ 4
LA MAngeisE. *
De grâce , n'appelez pas de ce nom un jeune chef de guérillas qui, ne recevant plus les secours que tles *■ ^ personnages puissans s’étaient engagés à lui fournir
^ ^ ^ pour l’entretien de sa troupe, avait penré que la
rr
> i-miçon d’une femme d’un certain rang pourrait le
* ^ '^ mettre à meme d’attendre, quelque temps encore.
nONA FRANCISCA.
Dans ce cas-là, il est toujours fort désagréable
d’être la femnie d’un certain rang.
' • I.A MARgllLSK.
I Ce qui m’est arrivé tient au malheur des temps;
.je ne lu’en plains pas; je n’en accuse personne.
;■*. ''e, ^ ■ V ij* .•.»•■ * ••
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LE nilIGAIVD.
( P^quilta jp^ior^ «le l'eau’, un vene dans lus verres, èt ca |>reod un qu'elle pre*eate^
sur uu jiUteau a ia uurquisej ce1lc<i en biÿt une gorgre , et le remet k PaquitU, qui Itr u , . J
pote sur une petite tab|e qa'cllc • approefare de la marquise , M* elle reste un ^>ru «a'tr~ ^ 7
riêro,) Mais v^ous figiih*z-vüiis un époux à qui l’on ^ ;
remet ime lettre de sa femme prisonnière dans une • " ' caverne; lettre qui lui indique l’endroit où il doit dé- ■*'* •» poser un peu (l’br pour la rendre à la liberté; conce-*^ vez- vous cpt é|K)ux qui devait craindre pour moi une^ ;] vengeance plus cruelle que la mort, et qui se contente de répondre par cet indigne écrit? (Eiu tire t
%rhi uiu; lettre qu'elle montre ù dona Francise*»)
ÜONA FRANCISCA, nuot.
con- ^ «.
re dejpn % ^ ' J
« Jtf ne traite pas avec îles brigands. >>
I4A MAIIQLISK, avec une grande vivacité.
fA
C’est par cette plaisanterie glaciale, c’est par cette t
P abnégation de tous les principfes d’honneur et de de- 4 » voir, c’i'St parce refus de la protection qu’il me de-'>T A'ait, tant par respect pour le titro qui m’unissait^ ^ . a lui, qu’à cause de ma naissance, de ma vertu, de?
ma susceptibilité... Je veux garder cet écrit jusqu’à lo « L •
mort.
DO.NA FRANCISCA
Et, nonobstant ce refus, vous sortîtes d(îs main:^ de ce.... chef de guérillas. ?
I.A MARQtlSÜ,4*un tüti|Mm*d’al>urd,.et s’animant eiuoil* par degrdf. "
Quoi qu’on ait pu dire, je u’bésite pas à iléclarer " ici, la riîcoimaissaiice m’eu fait uu devoir, que tout ce que la loyauté, (Kii,- ■■i.reiui irm- 'i la noblesse des sentimens, (Kilo wi.) le cœur le plus sensible et le plus, généreux, (M.mc jcu.ji peuvent apportei\d’adoucissemens
‘vrv* . *• • ’-
^ f SCE,\E XV. ^
^ à une captivité de prés d’un mois, m’a été prodigué I i? avec une délicatesse dont le récit vous paraîtrait fa-
[ ^ bilieux. ( r^quitta «ai attendrie ; la coratease bjïs»e lel jeui. ^ '
DONA FRANC15CA
' ^-,.0 - Certes, tout cela serait parfait, si ce geôlier Si délicat n’éût pas été en même temps votre ravisi ^.•-sour.
î^.'d lé
LAMAHQCISE.
1j|i* *f * Dussé-je vivre mille ans encore, il me serait impos- *1 ‘‘sible d’oublier le moment où cet inconcevable jeune
'f * homme, avec un accent plein de franchise, me dit : « Notre espérance est déçue, madame, le niarcpiis ^ vous abamftmiie : ne devant plus compter sur votiv * rauron, il y aurait de la barbarie à vous retenir plus r ^ long-temps. Vous êtes libre; »
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