‹ Proverbes dramatiques. Tome 4Chapitre 59 sur 254 · I.A COMTESSE · texte numérisé non relu

I.A COMTESSE

, r Quel bonheur! *

Je suis libre, m’écriai-je! et je tombai évanouiê.

Vous n’auriiz pas de peine à le croire. (eu« reprend ton verre ciW) Eu revenant à moi, je pensai que j’avais en- ' core besoin de quelipies jours pour prévenir ma fainille.

DO.VA KRANCISCA.

Je me serais enfuie au plus tôt.

LA MARQUISE

OÙ pouvais-je fuir, madame? l*rés du manpiis? Cett«‘ iilée seule me faisait frémir. J’écrivis à mon pere; et ce fut dans le court esjiace de temps qu’il ,

' Il ^ #

LE imiGAXD.

me liillut attendre sa réponse , que» j’appris le détail d’iine existence beaucoup plus malheureuse que criminelle. *

DO^'A FHANCISCA , arec Une Icgirc teint tr d'iroale. ^ ^

Je souhaite, madame, pour ce.... chef de guériUas,»^^^^ que les juges, devant lesquels il ne tardera pas à paraître, lui soient aussi favorables que vous; car vous - • savez sans doute, madame , qu’il est' prisonnier dans «

ce château ? * ^ i

LA MARQTJISE f avec di^lr.

Oui, madame; et c’est ce cjui m’a déterminée à ' * . ^ venir trouver madame, (eiic »e tourD.ducôi/dciic<.i*ii««.xMa ^ ■famille approuve ma démarche. Nous tenons totis également à ce qu’un infortuné, qui s’est conduit * envers moi avec tant de générosité , ne puisse nous'" t} ' accuser d’ingratitude. Voici une partie de' ma ran-^ ^ * çon,que nous avons cru devoir lui fair*' remettre.- . •’

( Lite tire de son keln une bourie qa'elle donue It la comteue, qui la paue b Paquitta.^ ^ UONA FRAJÎCISCA.

• N’est-il pas t\ craindre tpjc cette sonune ne liii ^ serve à corrompre ses gardiens ?

LA COMTE.'SE

Et quand cela aniverait, madame, quel intérêt avons-nous à s;i perte ? Ne peut-il pas se réformer? il a tant d'avenir devant lui.

LA MARQL'LSE.

Un sang plein de chideur, des opinions prises trop au’ sérieux; <le l’orgueil Imniilié peut-être...

vfiilà tout.

■ Di.

H Jk T» ^

^ •« •.% '«îî

i - 8CEXE XV.

LA COMTES.se,

l)oit-on jamais (lôsesporer (Vim jeune homme?

LA MAUQLISE.

r Surtout truii jeunehommc coniniecclui-là. (Eli» [.rond

’t-», Terre.) .Si Capable d’exaltation , K F-iief«'t*)*l’t‘nthou-

Terre.; .-Jl capable Siasme. (tlle IjoUeneoreel remet ionT»rr»»urUulj|t*.) Ull ll^M’OS cIc

son âge, près duquel il avait combattu vingt fois, et * qui se nommait Sanchez, (La rorates«« prctyl un verrv 4 »un tour- )

^^avait excité en lui une émulation de gloire.... (Ucam ;

^ m ^PMV, quoique trc»-alUnlive rtfctf, •'•percevant que ilona Krancisca l'ohierve,

^ * i'cAppBMe de vider son verre qu*eile remet & FaqitUta.)

DOiXA ERASCLSCA.

De gloire! Il ne peut pas y avoir de gloire daiiH' l’erreur. La gloire ne veut être invoquée qut* par des • cœui-s pui-sî jamais elle ue sera le partage d’un aven- ^ turier.

LA IIAIIQUISE. f ^

Madame, qiK? dites-vous?

UO.VA l'KA.NCISCA

, • Sans famille.

V' LA SIAnQDtSE.

^ Il est (ils de Diego, un de nos plus fameux toréa- V dors.

W ' DONA FRANCISCA

■* '• De Diég'b le toréador! (Eli.' pr»nd|pi»iua Terre.) Je l’aurais ^ ^ -juré. J’eii avais déjà fait la remarque à la comtesse.

#*iiei»ft. ) Voîlà le malheur des temps, comme vous le disiez, madame Ce jeune homme doit élrecapa-

' Lie de repentir... Il iie lui manque <pie des lumière^ '*

ir 7 "i . •

• . -V’-' ^.V«vé

LE URKiAND.

. ‘ Son père était si courageux dans l’arène, si tcrribk*....* * , Plus j’y pense, et plus je trouve que cet infortuné est •

’ son image frappante.

* LA MARyL'JSE.

Et le livrer à des juges!

LA COMTESSE

vingt-cinq ans

« ( l'jqmlU regirde avec intérêt duconc <ie« persuuoes]C{ui paient. Jk V

• UONA FRANCISCA, inHL-mémo. ,

- . 6e sont ses yeux, son sourire, la meme iiisou-

'^ciance. ^ '

ip ^

LA COMTESSE

A * Si je suivais les mouveinens de mon cœur...*^ k

• ‘ ^ Wjt#

LA MA^QÜISE. ^ V* ,

Parlez, madame. • *• *

LA COMTESSE

■Am

*• • Mais quels moyens employer ?...(Pâquiiu preodu lime eiirt . |

* claU uuî tout »or la taUr.'^ Il faut y renoncer. . *.

YwNA FR4NCISCA. ‘

Et que le hasard Kît voulu que Ce soit ici (pi’oii l’ait

amené !

LA COMTE.SSE, kdoM Pwociic...

Donnez-nous des conseils, madame.

. spj, DO.NA ERAKCISCA.

Dans l’état où .sont les choses, je ne puis quy par-

• tager \us vœux, j

/..• - V^4Ay •* ^^4** -f

^ üiaiirzocfi* • -

SCÊMTXV.

LA COMTESSE, Mcoiuuluai. ^

Peut-être Paquitta... (Éicantiavoi..) licünte, Paquitta. * •

^ Madame.

TAQI'ITTA.

UA COMTESSE

^ As-tn ^îiiteiidii ce qiio^ nous venons de dire? lr^

^ ^ ' PAyOlTTA. '

[ 1 *- Non, madame; mais je çrpis inutile que vous' VOUS •

• ^ fWlimiP'/ l'i nr^n<> 1a r/»n/»fAf* ' * ' •

.cioiini^/. la pêîne de le répéter.

LA comtfIsse.

^ Bien. Qu’est-ce qui garde le prisonnier? »

P^QCIITA

De gros verrous, de l>onnes serrures et des bar- ^ ^ «"eaux énormes. ' “

. Ve

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