I.E COMTE
Approche, pendard , scélérat, infâme; c’est toi qui ' nous joues ce tour exécrable.
PÉDRILLO
Comment l’aurais-je pu, monseigneur? vous m’aviez consigné dans ma chambre. On dit au contiaire que c’est par les ordres de monseigneur que le brigand a recouvré sa liberté.
LE COMTE
Par mes ordres?
PÉDRILLO. ‘ *
Vous avez envoyé des lettres à tous .ses camarades « pour venir le chercher.
LE COMTE
. Qu’on amène ici sur-le-champ les deux bons pères qui sont dans mon cabinet.
PÉDRILLO
Monseigneur ne sait donc pas que les deux bons « pères étaient aussi îles brigands ; ils se sont en allés .
avec leur chef.
LE COMTE
Pas possible. Ils avaient l’air.
' : " .• LE nnH;A.\i). ^
PKiJim.ix).
pf
LK COMTE
Quelle révélation! Ceslioiniiicsnrauraient trompé!
/•vi V V
^ . -JL. ' SCENE XX.
LEü PnÉCÉDEHS, DAME MARCELLE.
DAME AIAncELLE.
. ■ . Madame! madame! Paquitta est-elle auprès de •
vous?
' LA COMTES.SE
Il y a un quart d’heure que je ne l’ai vue.
DAME MARCELLE
^ . Alors, on n’en peut plus douter; elle s’est enfuie '
# avec le brigand.
- . . ' LA COMTï:.S.SE.
Dame Marcelle, êtes-vous bien sûre de ce que vous «lites ?
DAME MARCELLE
• . Hélas! ce n’est que trop vrai, madame. .* ’
LA COMTES.se.
^ Pauvre Paquitta!
DAME MARCELLE
, C’est une perte qui ne sera pas difficile à réparer. Au reste, en faisant échapper .son protégé, elle nous
SCEXE XX.
a rendu un grand service; car tous ses camarades, , que monseigneur avait mandés je ne sais pourquoi, ' n’avaient d’autres intentions qiie d’assiéger le clià-‘ teau pour délivrer leur chef. 11 vaut bien mieux, que* tout se soit passé sans rumeur.
I<K COMTK , k dutu Fraadsca. *
• ’ .Je ne sais plus trop que penser des nouvelles de Madrid. * ...
^ • DONA FRANCI.SCA, a.rc humeur
Ah! laissez-inoi, mon fils. .<
1,E COMTE
Il n’y a pas de ma faute dans tout cela..;,. Je vous -
jure que j’en suis innocent Vous semblez douter
que je sois innocent. ,
DONA FRANCI.SCA.
l..aissez-moi, vous dis-je.
, LE COMTE. * • '
Vous serez témoin des mesures que je veux premlre demain pour faire courir après ces vaga- ' bonds.
* OONA FRANCI.SCA.
Demain ?
LE COMTE. ■ ' ■ '
« Voici *la nuit ; et je n’aime pas les mesures de •.nuit. Faire sonner le tocsin, battre la générale,
• c’est un vacarme affreux. Ma foi! avant tout,' il faut dormir.
* H« ; LE BRIGAXD.f . ♦ * , • .
■ . , * ■ "’PÉDRILLO , bi. ^ M»r«Ue. • " ",
. Quand je vous disais que monseigneur s’entendait , avec eux. . ■ ■
■ LE COMTE
Je ne reviens pas de ces deux grands drôles > qui devinaient nos espérances aussi bien que nous, qui en parlaient mieux que moi auxquels je confiais toutes mes idé^s. Si demain on les rattrape!..?
' t DOHA IrANCISCA. . ‘ ^ '
Votis devez avoir des renseignemens qui vous gui- • deront dans vos recherches, puisque vous avez envoyé des lettres.
LE COMTE
Je les ai envoyées dans des creux d’arbres, «lans tles fentes de rochers , et sous des tas de pierres que ces fripons m’avaient désignés; elles ne portaient, même pas de noms.
DAME MARCELLE
Peut-être monseigneur trouvera-t-il quelque éclaircissement dans ce papier qu’ils ont laissé tomber sur . le grand escalier.
^ LE COMTE, avrc impatieaco. ^
Vous avez trouvé un papier? Donnez, donnez donc
vite ; c’est un coup du ciel. (DanieMarccIIe lui doniM une lettre cadielM (|u'il ouvre avec précipiUlioa. ) Ah ! ah ! messieurs les scélérats I
DONA FRANCI5CA , liaaot par-^eaaus l'épaule du comte.