‹ Proverbes dramatiques. Tome 4Chapitre 70 sur 254 · I.E COMTE · texte numérisé non relu

I.E COMTE

Approche, pendard , scélérat, infâme; c’est toi qui ' nous joues ce tour exécrable.

PÉDRILLO

Comment l’aurais-je pu, monseigneur? vous m’aviez consigné dans ma chambre. On dit au contiaire que c’est par les ordres de monseigneur que le brigand a recouvré sa liberté.

LE COMTE

Par mes ordres?

PÉDRILLO. ‘ *

Vous avez envoyé des lettres à tous .ses camarades « pour venir le chercher.

LE COMTE

. Qu’on amène ici sur-le-champ les deux bons pères qui sont dans mon cabinet.

PÉDRILLO

Monseigneur ne sait donc pas que les deux bons « pères étaient aussi îles brigands ; ils se sont en allés .

avec leur chef.

LE COMTE

Pas possible. Ils avaient l’air.

' : " .• LE nnH;A.\i). ^

PKiJim.ix).

pf

LK COMTE

Quelle révélation! Ceslioiniiicsnrauraient trompé!

/•vi V V

^ . -JL. ' SCENE XX.

LEü PnÉCÉDEHS, DAME MARCELLE.

DAME AIAncELLE.

. ■ . Madame! madame! Paquitta est-elle auprès de •

vous?

' LA COMTES.SE

Il y a un quart d’heure que je ne l’ai vue.

DAME MARCELLE

^ . Alors, on n’en peut plus douter; elle s’est enfuie '

# avec le brigand.

- . . ' LA COMTï:.S.SE.

Dame Marcelle, êtes-vous bien sûre de ce que vous «lites ?

DAME MARCELLE

• . Hélas! ce n’est que trop vrai, madame. .* ’

LA COMTES.se.

^ Pauvre Paquitta!

DAME MARCELLE

, C’est une perte qui ne sera pas difficile à réparer. Au reste, en faisant échapper .son protégé, elle nous

SCEXE XX.

a rendu un grand service; car tous ses camarades, , que monseigneur avait mandés je ne sais pourquoi, ' n’avaient d’autres intentions qiie d’assiéger le clià-‘ teau pour délivrer leur chef. 11 vaut bien mieux, que* tout se soit passé sans rumeur.

I<K COMTK , k dutu Fraadsca. *

• ’ .Je ne sais plus trop que penser des nouvelles de Madrid. * ...

^ • DONA FRANCI.SCA, a.rc humeur

Ah! laissez-inoi, mon fils. .<

1,E COMTE

Il n’y a pas de ma faute dans tout cela..;,. Je vous -

jure que j’en suis innocent Vous semblez douter

que je sois innocent. ,

DONA FRANCI.SCA.

l..aissez-moi, vous dis-je.

, LE COMTE. * • '

Vous serez témoin des mesures que je veux premlre demain pour faire courir après ces vaga- ' bonds.

* OONA FRANCI.SCA.

Demain ?

LE COMTE. ■ ' ■ '

« Voici *la nuit ; et je n’aime pas les mesures de •.nuit. Faire sonner le tocsin, battre la générale,

• c’est un vacarme affreux. Ma foi! avant tout,' il faut dormir.

* H« ; LE BRIGAXD.f . ♦ * , • .

■ . , * ■ "’PÉDRILLO , bi. ^ M»r«Ue. • " ",

. Quand je vous disais que monseigneur s’entendait , avec eux. . ■ ■

■ LE COMTE

Je ne reviens pas de ces deux grands drôles > qui devinaient nos espérances aussi bien que nous, qui en parlaient mieux que moi auxquels je confiais toutes mes idé^s. Si demain on les rattrape!..?

' t DOHA IrANCISCA. . ‘ ^ '

Votis devez avoir des renseignemens qui vous gui- • deront dans vos recherches, puisque vous avez envoyé des lettres.

LE COMTE

Je les ai envoyées dans des creux d’arbres, «lans tles fentes de rochers , et sous des tas de pierres que ces fripons m’avaient désignés; elles ne portaient, même pas de noms.

DAME MARCELLE

Peut-être monseigneur trouvera-t-il quelque éclaircissement dans ce papier qu’ils ont laissé tomber sur . le grand escalier.

^ LE COMTE, avrc impatieaco. ^

Vous avez trouvé un papier? Donnez, donnez donc

vite ; c’est un coup du ciel. (DanieMarccIIe lui doniM une lettre cadielM (|u'il ouvre avec précipiUlioa. ) Ah ! ah ! messieurs les scélérats I

DONA FRANCI5CA , liaaot par-^eaaus l'épaule du comte.

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