‹ Proverbes dramatiques. Tome 4Chapitre 91 sur 254 · SCE.\E XII · texte numérisé non relu

SCE.\E XII

ItSd

fc '

mot; il n’y a rien dont on soit plus reconnaissant; ^ ^ cela vous classe et vous attire une foule de poètes et de littérateurs qui, à leur tour, donnent le plus * * • grand éclat à votre maison. Les hommes de mérite, clans tous les genres, demandent à vous être pré.sen- • *.■ <és, puis les étrangers, puis tout le inonde; et, dans ^ • ce tourbillon, il n’y a pourtant personne avec qui vous soyez véritablement liée.

MADAME DALl.NVAT,.

C’est bien agréable, je ne dis pas le contraire; mais monsieur Dal inval pourrait penser différemment.

MADAME DE LA DUBIKIÈRE

Monsieur le comte de la Dubinière ne peut pas souffrir cela non plus; mais je ne le contrains pas a rester : voilà tout ce qu’il y a. D’ailleurs, il sait que j’écris des Mémoires, et il ne se soucie pas de se fâcher avec moi. C’est une grande puissance que les Mémoires !

MADAME DA1.1NVAL, d’un air effrayr.

Vous écrivez des Mémoires !... C’est singulier l’effet que cela me fait.

MADAME DE LA DfBIMERE.

Vous avez tort.- Lssayez-en, et vous verrez qu’il n’y a rien de mieux imaginé pour être parfaite clans la société. On sait si bien qu’on ne perdra rien pour attendre, cjue cette idée seule suffit pour vous temjiérer. ,\nimosité, envie, médisances, rivalités, tout se dépose à petit bruit pour ne paraître que quand

lüü

L/V SOCIÉTÉ IXTIME.

^ > vous le jugerez convenable; et, grâce â ccl avenir^ '

. ■* "v- qui est à votre (lis|)ositiou , il ne vous en coûte rien -, I \ ;'Â ' pour vous parer dans le inonde d'une patience près- ^

niio ilivinp

....ri- que divine.

-■ ► ' ^ MADAME DAI.INVAE.

Seront-ils volumineux?'

M.ADAMF. DE LA DLBIMÈRE.

Mais... j’ai beaucoup d’imagination, et je connais

: . tant de monde.

Page 1