SCENE XX
lets
dre , il me semble qu’elle vous engageait à ne plus recevoir personne.
. MADAME DALINVAL.
C te
Des amis seulement; c’est-à-dire qu’elle ne veut pas que je né reçoive que des amis ; et , sous certains rapports, elle a raison. Il n’y a rien de plus fatigant que les gens qui vous savent par cœur; cela vous üte beaucoup de ressources; et puis ils regardent votre maison comme la leur; ils y font leurs affaires. Tenez , ce soir , j’ai eu à souffrir toutes lès convulsions d’un homme au désespoir; puis les préliminaires d’un mariage , les pourparlers , les inenson-" ges d’obligation en 'pareille circonstance; ensuite la rupture. C’est étrangement abuser des sentimens que l’on suppose à une maîtresse de maison que de s’imaginer qu’elle trouvera cela admirable.
M. DESCHAMPS
Cependant, dans une société bien unie comme vous m’aviez dit qu’était la votre....
MADAME DALINVAL.
Assurément, je vous ai dit cela; je n’en disconviens pas; je le croyais alors. Mais j’ai réfléchi; j’ai analysé, et je me suis convaincue que, pour ne voÂr que des gens qui vous plaisent, il ne faut les voir que tant qu’ils vous plaisent. •
M. DESCHAMP-S.
Ainsi , les amitiés , les petits comités , les intimités , les attacheniens , le dévouement,
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