‹ Proverbes du pays de Béarn; énigmes et contes populairesChapitre 117 sur 138 · X. Penderilhabe que poiiderilliabe · texte numérisé non relu

X. Penderilhabe que poiiderilliabe

Gnicou-Gnacou que l'espiabe ; Penderilhete que cadou, Gnicou-Gnacou que Thabou ?

— L'aglan et lou porc.

Une. petite chose qui pend, remuait en pendant; — Celui qui (en mangeant) fait gnic-gnac la regardait ; — La petite chose qui pend tomba,— Celui qui fait gnic-gnac Teut ? — Le gland et le porc.

Ainsi que Ta fait remarquer M. Roque -Ferrier, dans un article de la Revue des lang, rom,, VIT, p. 321. cette même énigme a été recueillie par M. le professeur Gianandrea, bien loin du Béarn, dans le pays d'Ancône et de Ferme, Canti popolari marchigiani . Il est curieux de rapprocher les deux versions italiennes de celle que nous venons de transcrire en béarnais :

Pendoll che pendolava, Dormicolo dormia,

Rosichi che rosicava, Pendicolo pendia:

Soi noQ era'l pendoli, Cascô pendicolo,

Se mena rosichl. Svegliô dormicolo.

GiAN., 297.

On trouvera peut-être que : Penderilhete que pendenlhabe^ — Penderilhete que cadou, est plus imitatif et plus imagé que Pendicolo pendia, — Casco pendicoto. En faisant cette remarque, je ne cède, qu'on veuille bien le croire, à aucun sentiment d'étroit patriotisme.

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