VIII. Biahore
Cri d'alarme, d'affliction, appel au secours. On lit dans les Fors de Béam, XIIP siècle, art. 169 : Informxi lo senhor deu
crtt et de biaffbre, Informer le seigneur qu'il j a eu cri et appel au secours.
Las gens qui seran ordenatz anar après lo dol, en speciau los qui seran vestitz de nègre,,, totz temps cridan: Biaffbre dé Moss./hes gens désignés pour former le cortège du deuil, et en particulier ceux qui seront vêtus de noir... tous criant : Biaffore de Monseigneur! — Noy, Honneurs (service funèbre) d'Archamhaudy 1414; Document tiré des Archives des Basses-Pyr.; Revue d'Aquitaine, 1860.
Uestoumac que-m cridabe : Biahorel L'estomac me criait : Au secours! X. Navarrot, Chansons (Pau, Veronese, 1868).
Montaigne a dit, Essais, II, 37 : « Nous avons beau crier : Biàore, c'est bien pour nous enrouer. ...»
Les exemples béarnais que je viens de citer peuvent rectifier ou compléter la note suivante de Tédition de Montaigne de J.-V. Leclerc (Paris, Lefèvre, 1844), note empruntée à M. Eloi Johanneau, 1818 : « Bihore, terme qui se trouve dans Cotgrave, et dont se servent les charretiers du Languedoc pour hâter leurs chevaux, répond à notre aiel et signifie, à la lettre, vite, dehors; car je le crois composé de deux mots latins : Fm et /bras ou foris, » — Soit, mais gardons -nous de traduire via par vite,