SCÈNE XVL
LE CHEYAUER COQ-HÉRON, LE PRÉSIDENT DE NAZARETH, L'ABBÉ DES SEPT-YOIES.
LE PRÉSIDElfT.
GiieYaUer, dites nn peu à Tabbë des Sept-Voies, •ee qne c'est que la baronne des Victoires ?
LE CHEVALIER
Ces! une fille qui était autrefois figurante dans les ballets de la comédie italienne^
L*ABBÉ
Ah ! bien , je ne le comprendrai jamais.
LE CHEVALIER
Croyez-moi , monsieur PAbbé , ne soyez pas la dupe de ces fenunes-lA.
L*ABRE
La dupe?
LE CHEVALIER
Oui , monsieur ; je sais ce que c'est par expérience, j*ai mangé toute ma fortune avec elles.
Bon ! il en attend un bénéfice.
LE CHEVALIER
n sera tout au plus desservant.
LE PRÉSIDENT
Il est tout stupéfait dç ce que nous lui disons-U , Chevalier.
LE CHEVALIER
C'est pourtant la vérité.
q88 conversations DU PALAIS-ROTAL,
L«.ABBÉ
La Tenté?
LE CHEVALIER
Tenez , faites comme je fais à présent , attachei- Tons aux honnêtes femmes : vous êtes jemie , et vous réussirez encore mieox que moi.
* LE PRESIDENT
n est de bon conseil , le Chevalier. Faites ce qu'il vous dit.
L*ABBÉ
Cela est de son état ; messieurs les militaires étendent leurs domaines partout.
LE CHEVALIER
On voit bien quHl n*y ^ pas long-temps que vous habitez ce quartier-ci , monsieur l'Abbé ; n^est-ce pas Président ?
n s'y fera bientôt, l'Abbé^ je le crois plus rusé qu'il ne le parait.
L'ABBÉ
Je crois pourtant , messieurs , que j'aurais grand besoin de vos leçons.
LE CHEVALIER
Les dames vous en donneront. Vous faites des vers, sans doute ?
L'ABBÉ
Un peu.
LE CHEVALIER
Et VOUS chantez ?
L'ABBÉ
Je sais la musique.
LE CHEVALIER
Allons j allons ; vous n'avez pas besoin de nos leçons. Président , venez- vous chez la Baronne ce soir?
SEIZIÈME JOURNÉE. 2%g
J'en ai assez d'envie.
LE GHEYALIER.
Je crois que la Comtesse y sera.* Je yais la voir un moment.
LE PRÉSIDENT
Eh bien , je rais vous y mener. Adieu , TAbbé.
LE CHEVALIER
Monsieur TÂbbé , je vous souhaite tout ce que vous méritez^