‹ Proverbes et comédies posthumes de Carmontel (volume 2)Chapitre 117 sur 166 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

ORGON, cherchant à terre, de tous cotés.

Je ne trouve rien. Mon argent est sûrement perdur C'est en vain qae je cherche de tous les côtés ! Perdre cent louis d^or, amassés avec tant de peines et tant de soins ! que je suis malheureux ! Et (jm pourra me consoler dWe perte pareille ? Ma fille n'a que Tamour en tète ; elle ne pense qu'à son amant Va- 1ère , quand , moi , je ne pense qu'à retrouver mes cent louis. Fille ingrate et dénaturée !' au lieu de chercher mon argent avec moi ! Le sang ne parle plus dans le cœur des enfans ^ il n'y a que l'amour ^ encore , si c'était l'amour de l'argent : car il n'y a que celiti-^là de raisonnable ; mais quand Isabelle y pense , c'est pour me demander une dot pour se marier. Une dot ! Diniinuer ainsi l'objet de ma tendresse! Que deviendrai-je ? Ah ! je sens que je vais mourir si je ne puis réparer la pe^e que je viens de faire. Quoi ! le Diable même ne sauraiv^il pas ce quVst de* venue ma bourse ? le Diable , qu'on dit qui sait tout» qui est si puissant , qui enrichit tous ceux qui se donnent à lui , n'en sait donc sûrement rien ! Mais. que vois-je ?

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