SCÈNE VU
LA PRÉSIDENTE, H". DE CLÉRT, M". DE VÉRANTOIS, LE CHEVALIER, M. DES BARDIS, M. D'ORTALIN.
M-'. DE VÉKAKTOIS,
Messieurs , nous avons déjk arrangé une pièce sans vous.
M, D'ORTALIM.
Mesdames, je ne tous croyais pas encore rassemblées.
H. DES baudis.
Moi , j'ai cherché long-temps d'Ortalin , sans pouvoir le trouver.
H. D'ORTALtK.
Cela était inutile , car je ne peux pas jouer.
H"'. DE VÊIlAnTOIS.
Oh ! que pardonnez-^noi ; Des Bardis , vous ferez le père dans le Philosophe marié. Si d'Ortalin voulait, il nous ferait grand plaisir de se charger du r61e dn financier.
H. D'OBTALIB.
Oui , moi qui suis grand et mince : c'est comme si vous le proposiez à Pimaj.
M"". DE TÉRAMTOIS.
n fait le marquis dn Lauret. Allons , nous prendrons l'Abbé. Nous jouerons avec le Philosophe marié , VOracle; ma nièce fera la fée; Pimay, Charmant , et moi Lucinde ; voilà une représentation très-bien arrangée.
LE CHEVALIER
Mais ) madame la Présidente ?
M»«. DE VÉRANTOI9.
Âh ! il faut voir à présent la pièce qu'elle voudra jouer.
LA PRÉSIDENTE
Paimerais assez la Surprise de Famour*
M*"«. DE VÉRANTOIS.
ÂmerveiUe!
LA PRESIDENTE
Je sais le rôle.
M"». DE VÉRANTOIS.
De la soubrette ?
LA PRÉSIDENTE
Non , celui de la marquise.
M»«, DE VÉRANTOIS.
Mais , mon cœur, c'est un rôle trop fort pour vous.
LA PRÉSIDENTE
Je ne le crois pas.
M»«. DE VÉRANTOIS.
Et VOUS êtes dans Terreur : c'est un des premiers rôles du théâtre , qu'on ne saurait bien jouer, sans en avoir absolument l'habitude. Vous verrez , vous verrez comme je le jouerai !
LA PRÉSIDENTE
Mais....
M"«. DE VÉRANTOIS.
Si VOUS ne voulez pas jouer la soubrette , madame de Cléry le jouera.
M««. DE CLÉRY
Moi , ma tante ! je ne le pourrai jamais.
M"«. DE VÉRANTOIS.
Je vous montrerai.