‹ Proverbes et comédies posthumes de Carmontel (volume 2)Chapitre 24 sur 166 · SCÈNE XIL · texte numérisé non relu

SCÈNE XIL

LA PRÉSIDENTE, M»«. DE VÉRANTOIS, M««. DE CLÉRY, LE CHEVALIER, M. DES BARDIS, M. DORTALIN

LA PRÉSIDENTE

Eh bien , madame , votre théâtre sera à merveille dans Torangerie.

M"«. DE VÉRANTOIS.

Eh , madame , il n^y sera pas !

LE CHEVALIER

Quoi ! le menuisier ne trouve pas possible de Ty placer ?

M"». DE VÉRANTOIS.

Ce n'est pas cela : on dit qu'il faut rentrer les orangers.

M«*. DE CLÉRY

A présent ?

M»«. DE VÉRANTOIS.

Et puis, M. de Vérantois dit qu'il ne veut pas qu'on joue la comédie chez lui.

LA PRÉSIDENTE. '

Quelle idée !

Cela n'est pas conceviable !

M»*. DE VÉRANTOIS.

Je n'y conçois rien non plus.

LE CHEVALIER

Vous disiez que vous lui faisiez faire tout ce que vous vouliez»

M"«. DE VÉRANTOIS.

Avec du temps , j'en viendrais bien à bout ] mais nous n'en avons pas.

LE CHEVALIER

Cela est cruel !

M. DES BARDIS.

Si vous saviez tout ce que je lui ai dit , pour le déterminer

M"». DE VÉRANTOIS.

Il VOUS en avait donc déjà parlé ?

M. DES BARDIS.

Sûrement , nous en causions quand vous êtes arrivée ; il a pris son parti tout d'un coup.

M"». DE VÉRANTOIS.

n fallait lui parler un peu vivement.

C'est ce que j*ài fait aussi ^ mais plus je lui ai dit de choses à ce sujet , et plus il m'a assuré qu'il ne permettra jamais qu'on joue la comédie chez lui.

LA PRÉSIDENTE

Voilà on fâcheux entêtement !

M"». DE VÉRANTOIS.

Il faut que quelqu'un lui ait donné des idées làdessus.

M. DES BARDIS.

Pour moi , je le crois.

M»«. DE VÉRANTOIS.

En vérité , mon cœur , je suis désespérée de ce contre-temps !

LA PRÉSIDENTE

Je le 8«is aussi.

M»*. DE VÉRANTOIS.

Je me flattais de pouvoir vous amuser un peu ici.

LA PRÉSIDENTE

Je n'ai pas besoin de la comédie pour cela.

^8 LE RÉPSÏITQIRE INUTILE,

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