SCÈNE XI
M'»^. DE VÉRANTOIS, M. DE VÉRANTOIS,
M. DES BARDIS.
M"«. DE VÉRANTOIS.
Eh bien , où sont-ils donc tous allés ? Ah ! vous voilà , monsieur 5 vous serez enchanté du choix de nos pièces.
M. DE VÉRANTOIS.
Je ne crois pas cela.
M»«. DE VÉRANTOIS.
Je vous en réponds ; mais ce qui sera charifiant , c'est le théâtre, qui sera à merveille dans rorangerie.
Je ne crois pas qu'il y soit jamais.
M«*. DE VÉRANTOIS.
Pourquoi donc cela ?
M. l)U VSRANTOI6.
Premièrement , parce que voici le moment de faire rentrer les orangers.
M**. PE VÉRAIÏTOIS.
On peut bien attendre encore un mois.
M. DE VÉRANTOIS.
Non y madame , je ne veux pas )^s perdrç ^ et puis ce n'est pas là ma seule raison
M—. DE VÉRANTOIS.
Où voulez-vous donc que je fasse placer le tké&tre ?
M. DE VÉRANTOIS.
Nulle part.
ONZIÈME JOCJRIf ÉE. 75
M»«. DE VÉRAKTOIS.
Nulle part ?
M. DE YÉRANTOIS.
Oui , madame ; parce que je ne veux pas qu'on joue la comédie chez moi.
M««. DE VÉRANTOIS.
Vous plaisantez ?
M. DE VÉRANTOIS.
Non , je TOUS parle très^séneusement.
M-». DE VÉRANTOIS.
Mais , je ne vous comprends pas.
M. DE VÉRANTOIS.
Cela sera pourtalit comme je Viens dé Vous le dite.
M»*. DE VÉRANTOIS.
Et comment ferai-je vis-à-vis de la Présidente et du Chevalier, à qui je viens de donner lèurà rôles ?
M. DE VÉRANTOIS.
Vous ferez comme il vous plaira.
M"»». DE VÉRANTOIS.
Vôtis auriez bien pu me dire cek tantôt.
M. DE VÉRANTOIS.
Je n'avais pas les raisons que j'ai à présent.
M«% DE VÉRANTOIS.
Eh bien, quelles sont ces raisons ? voyons, ditesles moi.