LE CHEVALIER, LE MARQUIS, L'ABBÉ
LÉ MARQUIS
Eh , bonjour , l'Abbé ; qui aurait cru vous trouver ici?
L'ABBÉ
J'y suis depuis quinie jours.
LE MARQUIS
Et vos dévotes ?
Elles sont dévotes rai^omiables.
LE MARQiUIS. . .
Quoi ! ne sont-ellei pas de la boite à Perretté ? N'est-ce pas comme ccki qu'fcm di^ ?
L*ABBÉ
Fi donc ! Elles étaient autrefois du cavaguole , elles sont i présent du loto.
LE CHEVALIER
Et ,'{)ieu ml l'argent que vous lelir f^ff^ez ?
i6 LE MOMENT DE LA PROMENADE,
Au contraire , ce sont elles «pii me rainent.
LE MARQUIS
Et , elles sont tontes vieilles ?
L'ABBÉ
Point du tout ; les mères ont des filles.
LE MABQUIS.
Jolies?
L'ÂBBÉ.
Je vous en réponds.
LE GHEYALIEB.
Ah ! ah ! le gaillard ne nous disait pas tout ce qui le retient dans ces sociétés-là.
LE MARQUIS
Avec qui étiez-vous donc à la promenade ?
L'ABBÉ
Avec la Vicomtesse et la Baronne ; mais elles ne veulent pas rentrer.
LE CHEVALIER
U est vrai qull fait très-beau.
L^ABBÉ
Oui ; mais je n'aimé pas le serein.
Il n'y en a pas dans ce temps-ci.
L'ABBÉ
Messieurs , je suis votre serviteur.
LE MARQUIS
Eh bien , TAbbé , vous rentrez ?
L'ABBÉ
Oui , oui.
LE CHEVALIER
Eh mais , fi donc !
L'ABBÉ
Tel quelque chose k lire ce soir , avant de jouer.