‹ Proverbes et comédies posthumes de Carmontel (volume 2)Chapitre 3 sur 166 · LE CHEVALIER, LE MARQUIS, L'ABBÉ · texte numérisé non relu

LE CHEVALIER, LE MARQUIS, L'ABBÉ

LÉ MARQUIS

Eh , bonjour , l'Abbé ; qui aurait cru vous trouver ici?

L'ABBÉ

J'y suis depuis quinie jours.

LE MARQUIS

Et vos dévotes ?

Elles sont dévotes rai^omiables.

LE MARQiUIS. . .

Quoi ! ne sont-ellei pas de la boite à Perretté ? N'est-ce pas comme ccki qu'fcm di^ ?

L*ABBÉ

Fi donc ! Elles étaient autrefois du cavaguole , elles sont i présent du loto.

LE CHEVALIER

Et ,'{)ieu ml l'argent que vous lelir f^ff^ez ?

i6 LE MOMENT DE LA PROMENADE,

Au contraire , ce sont elles «pii me rainent.

LE MARQUIS

Et , elles sont tontes vieilles ?

L'ABBÉ

Point du tout ; les mères ont des filles.

LE MABQUIS.

Jolies?

L'ÂBBÉ.

Je vous en réponds.

LE GHEYALIEB.

Ah ! ah ! le gaillard ne nous disait pas tout ce qui le retient dans ces sociétés-là.

LE MARQUIS

Avec qui étiez-vous donc à la promenade ?

L'ABBÉ

Avec la Vicomtesse et la Baronne ; mais elles ne veulent pas rentrer.

LE CHEVALIER

U est vrai qull fait très-beau.

L^ABBÉ

Oui ; mais je n'aimé pas le serein.

Il n'y en a pas dans ce temps-ci.

L'ABBÉ

Messieurs , je suis votre serviteur.

LE MARQUIS

Eh bien , TAbbé , vous rentrez ?

L'ABBÉ

Oui , oui.

LE CHEVALIER

Eh mais , fi donc !

L'ABBÉ

Tel quelque chose k lire ce soir , avant de jouer.

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