SCÈNE première
LE ÉOMT£, LA COMtESSE.
MonsiEUB. DE CoMBERLY , nos enfgns auront fait une belle chasse aigourcThuî , puisqu'ils ne sont pas encore revenus.
tB COMTE.
Ouï , s'ils ont cofomenoé par les bots âeComberly, et si le daim a suivi la route des fontaines ', mais votre fils aura voulu aller au buisson des Langois , c^est là sa manie.
LA COMTESSE
Us auront eu un l>eau temps ^ ils «e seront .apm^és; et c'est là tout ce qu il faut.
LE COMTE
Ils se seront moins amusés que si le daim avait été lancé au bois de Comberly, ils n auraient pu en prendre qu'un. Autrefois on en était content \ mais à présent on veut en avoir trois.
LA GOMT£SS£«
Il en est de tout comme cela : on aime mieux la quantité que la qualité.
LE COMTE
Parce qu'on ne se connaît plus à rien. Mon fils , par exemple , n'a rien gardé de mon équipage ^ qui lui faisait un bon fonds-, il a tout mis à Tauglaise.
124 LA SAINT-HUBERT
LA COMT'ESSE.
Cela ne tcms'fait rien du tout, puisque vous ne chassez plus.
Ni neveux plus voir chasser. Je n^en sais pas n^oins des nouvelles de leurs chasses : Landshutt , mon ancien piqueur allemand , que j*y envoie quelquefois pour voir comme cela va, me dit toujours : « Monsieur, ce n^est plus un chasse , c«st un ravache. )i Us ont bien perdu de ce que j'ai trop souvent la goutte.
LA COMTESSE
Vous pourriez aller en calèche.
LE COMTE
On n'a point de plaisir quand on n'est pas à cheval , qu'on ne peut pas suivre les chiens , les tenir ensemble et les appuyer.
LA COMTESSE
Cela vous amusera toujours un peu.
LE COMTE
Je vous réponds bien que non.