‹ Proverbes et comédies posthumes de Carmontel (volume 2)Chapitre 41 sur 166 · LE COMTE, LA COMTESSE, LANDSHUTT · texte numérisé non relu

LE COMTE, LA COMTESSE, LANDSHUTT

LANDERY.

LANDERY.

Monsieur le comte , voilà Landshutt.

LE COMTE

Eh bien , Landshutt , la chasse ?

LANDSHUTT.

Ah ! c'est pas un chasse , monsieur Comte | c'est plutôt , comme je dis touchours , çà il est un ravache.

TREIZIÈME JOURNÉE. \<iS

LE COMTE

Je parie qulls n'ont p^s voulu attaquer dans tfies bois de Comberly ?

LÀNDSHUTT.

Non 9 monsieur Comte « je tis encore plus (|u*une fois ; mais il veut pas.

LE COMTE

Ds croiront toujours en savoir plus que nous , Landshutt.

LANDSHUTT.

Voilà comme je tis avec ; mais, monsieur Marquis, il rit encore plus fort de ma lancage , et puis les autres ils font aussi.

LE COMTE

Et les chiens , comment sont-ils ?

LANDSHUTT.

Oh ! pas pons.

LE COMTE

Et les chevaux ?

LANDSHUTT.

On n*aime pas assez ; on panse pon , on donne le mancher pîen ; mais on parle pas avec eux \ c'est pas comme çà qu'il faut.

n a raison , au moins , madame ; il faut parler aux chevaux : on peut s'en rapporter là-dessus aux Allemands.

LA COMTESSE

Quelle idée !

LANDSHUTT.

C'est pas un itée, matame ; la cheval , il aime cela beaucoup encore.

LA COMTESSE

Je ne puis pat le croire.

•i6 LA SAIHT-lirBEUT

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